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AB 94141

Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2009-03-09

Wortprotokoll

Les auteurs de la proposition de la minorité pensent qu'il y a de la part de la majorité de la commission une obstination à vouloir maintenir le frein à l'endettement et à le faire respecter. En réalité, on pourrait inverser la chose parce que, dans les débats, nous nous sommes aperçus de quelque chose: il y a tout autant - voire plus - d'obstination, à l'inverse, à [PAGE 202] vouloir à tout prix dépenser plus que ce que prévoient les dépenses selon le projet du Conseil fédéral.

Comme je l'ai rappelé tout à l'heure au nom de la commission, le principe est toujours le même: le Conseil fédéral est parti de besoins identifiés et de projets prêts à être réalisés. Les minorités qui vous font des propositions, et vous le verrez successivement, partent du principe qu'il faut dépenser davantage. Le meilleur exemple que vous verrez tout à l'heure, c'est celui de l'accueil extrascolaire. On propose une augmentation en millions de francs en sachant qu'aujourd'hui déjà nous n'arrivons pas à dépenser ce qui est prévu au budget 2009.

Donc il y a à un moment donné une pétition de principe qui est: dépenser plus permet de lutter contre la crise. Notre conviction, c'est qu'il faut dépenser plus quand c'est nécessaire, mais dépenser mieux, et que, surtout, il ne faut pas s'endetter lorsque ce n'est pas nécessaire. C'est ce qui apparaît aux yeux de la majorité de la commission.