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Lumengo Ricardo · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-03-10

Wortprotokoll

Je crois que tout a été dit concernant les conséquences sur la sécurité intérieure de la Suisse ainsi qu'à propos des places de travail. Néanmoins, concernant celles-ci, je voudrais préciser quelque chose: mis à part le fait que l'initiative populaire prévoit quand même des mesures de reconversion et d'accompagnement, il faut souligner que, jour après jour, on nous annonce la suppression de postes de travail, et cela se produit dans le domaine privé! Il est donc totalement incompréhensible et étonnant qu'on insiste sur ces suppressions éventuelles de places de travail en cas d'acceptation de l'initiative.

Il faut aussi être conscient du fait qu'on parle ici de vies humaines, de la vie de milliers de personnes qui sont victimes du commerce d'armes que la Suisse entretient avec des dictatures d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud. Il convient de tenir compte de certaines règles morales dans tout cela! Il est scandaleux d'opposer à l'idée de l'initiative l'argument selon lequel son acceptation engendrerait des problèmes liés aux places de travail, sans tenir compte de tous les critères que je viens de mentionner. Il s'agit quand même ici de valeurs, de principes fondamentaux qui doivent être à la base d'un Etat ou d'une nation. Or maintenir un commerce d'armes avec un Etat, cela revient à soutenir la guerre, ce qui est contraire à ces principes fondamentaux-là. C'est aussi contraire à la neutralité de la Suisse.

Vendre des armes à des Etats comme, par exemple, le Botswana: Herr Nationalrat Malama, Sie haben über ethische Anforderungen gesprochen, was ich nicht nachvollziehen kann. Zwischen 2003 und 2005 hat die Schweiz Waffen im Gegenwert von ungefähr 93 Millionen Franken an Botswana geliefert. Sieht man dort ethische Anforderungen oder nicht?

Je crois qu'il y a nécessité ici d'incorporer dans la catégorie du matériel de guerre ces biens spéciaux, ces biens qui ont été construits pour d'autres buts qui ne sont pas des buts militaires et qui ne peuvent pas être classés dans la catégorie du matériel de guerre. En effet, il faut se poser la question de savoir comment on peut avoir un certain contrôle sur l'usage postérieur que les acquéreurs de ces biens en feront. On a parlé du cas des Pilatus et des transformations qui ont été effectuées après leur vente.

J'ai grandi dans un pays qui a été la proie de guerres civiles, l'Angola. On nous dit que des avions Pilatus ont été utilisés là-bas. Je sais très bien, surtout dans des zones de conflit, combien les personnes font preuve de sagacité, d'esprit d'invention, d'ingéniosité pour transformer ce qu'on appelle ici des biens spéciaux en matériel de guerre. C'est pour cette raison qu'il y a ici une certaine nécessité d'interdire l'exportation de ces armes, surtout pour les pays en voie de développement.

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