Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2008-06-05
Wortprotokoll
Je crois qu'il y a un malentendu à ce sujet. Il ne s'agit pas, dans le cadre de ma motion, de demander que le personnel médical et paramédical soit formé pour apprendre l'assistance au suicide afin de la prodiguer forcément lui-même, mais plutôt à ce qu'il soit formé à son existence en tant que problème légitime, que l'on rencontre tout particulièrement - j'oserai presque dire quotidiennement - dans les établissements médicosociaux. Les associations d'établissements médicosociaux organisent des séminaires sur cette question qui révèlent à quel point les soignants sont peu préparés à comprendre la problématique. C'est donc plutôt dans ce sens que j'entends aller avec ma motion. Et j'ai l'impression que le Conseil fédéral persiste à penser que je demande que l'on forme les médecins et le personnel paramédical à forcément pratiquer, prodiguer l'assistance au suicide, alors même que j'ai dit dans le texte que j'ai déposé que la clause de conscience devait rester, que nul ne pouvait être contraint de pratiquer cela dans le cadre de sa profession.
En revanche tous ceux qui pratiquent ces métiers doivent être contraints d'avoir réfléchi à cette problématique, doivent s'être posé la question, doivent l'avoir prise dans son cadre général et pas seulement dans le cadre un peu trop étroit des soins palliatifs, qui - nous sommes tous d'accord - sont préférables chaque fois que cela est possible. Mais, je l'ai dit tout à l'heure, ce n'est pas toujours suffisant, malheureusement, même si cela révèle notre sentiment d'impuissance.
Ainsi donc, je crois encore et toujours, comme j'en ai eu le sentiment à la lecture de la réponse du Conseil fédéral, que l'entier du problème n'est pas embrassé. Je maintiens donc ma motion et je vous prie de l'adopter, dans le cadre extrêmement prudent où elle a été circonscrite.