Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · 2009-03-19
Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-03-19
Wortprotokoll
Par la voie de ce postulat, j'ai demandé au Conseil fédéral d'étudier une modification de l'ordonnance concernant la remise de moyens auxiliaires par l'assurance-invalidité, de manière à ce qu'il soit désormais possible d'accorder une subvention pour la remise de chiens d'assistance à des personnes qui souffrent d'un handicap moteur.
J'aimerais préciser à ce propos que depuis une quinzaine d'années, il existe en Suisse une association à but non lucratif qui s'appelle "Le Copain" et que les chiens formés par cette organisation sont capables d'exécuter nombre d'opérations impossibles à des personnes qui souffrent de mobilité réduite. J'aimerais donner quelques exemples de ces opérations: ramasser des objets sur le sol tels que des lunettes; apporter des objets comme un téléphone sans fil; se substituer à leur maître pour effectuer des transactions, par exemple à une caisse ou à un comptoir; ouvrir et fermer des portes; allumer et éteindre la lumière; ou encore solliciter l'assistance d'une tierce personne. Jusqu'ici, environ 140 à 150 chiens de cette nature ont été formés en Suisse.
Ce qui me paraît intéressant avec ce type de chiens, c'est que si un handicapé bénéficie de son soutien, on peut dans bien des cas éviter de le placer dans une institution spécialisée, ce qui a évidemment des conséquences financières positives pour la collectivité. A titre d'analogie, on pourrait dire que cela a des conséquences positives du même type que les soins à domicile par rapport à un placement en milieu hospitalier, qui est bien sûr nettement plus cher.
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Dans ces conditions, je m'étonne un petit peu de la position du Conseil fédéral qui dit que "les chiens d'assistance, même s'ils apportent une aide précieuse aux personnes handicapées sur le plan moteur, ne permettent pas à eux seuls d'atteindre un des buts fixés par la loi". Il me semble que ce n'est pas tout à fait le cas si l'on se réfère aux quelques opérations que j'ai citées tout à l'heure.
Enfin, le Conseil fédéral nous dit que, "contrairement au chien d'assistance pour les personnes handicapées sur le plan moteur, le chien-guide pour aveugles est reconnu comme moyen auxiliaire pour les personnes aveugles ou malvoyantes". C'est très bien, mais encore une fois, par analogie, je ne vois pas pourquoi on n'offrirait pas les mêmes prestations pour les chiens d'assistance.
Je vous invite à soutenir mon postulat.