Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-06-02
Wortprotokoll
L'année passée, les assurances ont subi 800 millions de francs de pertes. Ce sont les assurances qui proposent leurs estimations des coûts pour l'année qui vient. Ce n'est quand même pas à la République, à l'ensemble de la collectivité de payer pour des erreurs d'estimation de la part des caisses! On prétend que l'Office fédéral de la santé publique devrait tout savoir et ne devrait pas accepter des prévisions qui entraîneront des pertes. Grand Dieu! si l'on savait tout, il y a un moment qu'on ne serait plus là, on serait directeur d'assurance. Si on savait tout, ce serait parfait.
Mais il ne s'agit pas de sommes extraordinaires, en pourcentage. Ce sont des sommes importantes globalement, mais cela ne représente que 1 ou 2 pour cent. Et se tromper de 1 ou 2 pour cent - voire même de 3 pour cent - dans les coûts, cela peut arriver. Ce qui est vrai, c'est que l'on sait qu'historiquement, il y a 4 à 5 pour cent d'augmentation chaque année. En 2006, on a eu beaucoup moins d'augmentation; en 2007, on a eu moins de 4 pour cent; puis, en 2008, on a cru que les gens consommeraient moins. Quand vous allez à la Migros, à la Coop, chez Denner ou dans n'importe quel autre magasin et que vous remplissez votre sac un peu plus que la dernière fois, vous ne vous présentez pas à la caisse en demandant: "La dernière fois cela m'a coûté 50 francs; cette fois-ci, j'aimerais bien que vous me laissiez payer la même somme." On vous répondra que vous devez payer pour ce que vous consommez. Et ces 800 millions de francs de pertes des assurances proviennent de la consommation, ils ne sont pas imputables à l'Etat. Que voulez-vous que je vous dise? Les gens consomment plus. Il faut que l'on consomme moins, vous et moi, tout le monde. Commençons aujourd'hui, et épargnons du temps!
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