Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-06-08
Wortprotokoll
1. Comme en Suisse, le vaccin Gardasil contre le virus du papillome humain est autorisé dans plus de 100 pays, y compris au Canada et en Australie. Les études concernant la vaccination contre ce virus comportent actuellement un suivi allant jusqu'à sept années et demie. Le profil de sécurité est confirmé tant par ces études que par la surveillance après mise sur le marché dans de nombreux pays, sur plusieurs dizaines de millions de doses distribuées. La vaccination fait aussi partie des plans de vaccination de routine de nombreux pays, y compris de ceux du Canada et de l'Australie.
2. Des événements indésirables sont rapportés après la vaccination contre le virus du papillome humain, comme pour toute vaccination, y compris des manifestations sévères et des décès. La fréquence de ces incidents après la vaccination n'est pas supérieure à la fréquence attendue sans vaccination, et une relation de cause à effet a été écartée par les experts. La sécurité du vaccin est confirmée par les autorités de surveillance des produits thérapeutiques.
3. Le vaccination contre le virus du papillome humain ne protège en effet que contre deux types de ce virus responsable des cancers du col de l'utérus. Ces deux types causent cependant environ 70 pour cent de ces cancers. Un certain degré de protection croisée contre d'autres types de virus est aussi démontré.
4. Les coûts de la vaccination sont conséquents. Aussi leur prise en charge par l'assurance obligatoire des soins a-t-elle été subordonnée à la condition que la vaccination soit effectuée dans le cadre d'un programme de vaccination cantonal. Les cantons peuvent profiter de conditions d'achat bien plus favorables en effectuant des commandes en gros, et des programmes de vaccination offrent la garantie que les trois doses de vaccin sont bien administrées et qu'une large part de la population concernée peut en disposer. Le bénéfice escompté par rapport aux coût investis est considérable. [PAGE 1087] Selon les prévisions, le nombre des précancers à traiter chaque année pourrait bien passer de 5000 à 3000 dans les cinq ou dix années à venir et le nombre de cancers d'environ 200 à 300 à 70 ou 100 dans vingt ou quarante ans.
En regard du bénéfice humain et comptable attendu, la vaccination est donc considérée comme quelque chose de positif.