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Maury Pasquier Liliane · Ständerat · 2009-05-26

Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-05-26

Wortprotokoll

La réponse du Conseil fédéral est satisfaisante quand il répond à la première question de mon interpellation et notamment quand il déclare que la santé sexuelle et reproductive s'inscrit dans la politique de développement de la Suisse comme priorité stratégique dans le domaine de la santé, que la santé génésique est considérée comme faisant partie intégrante des droits humains - que la Suisse s'engage à défendre et à promouvoir -, que de nombreux projets visant à améliorer l'information et l'éducation à la santé maternelle et infantile sont soutenus par la Suisse dans les pays de l'Est et en Afrique par le biais, notamment, de la prévention VIH/sida, ou encore que la Suisse soutient financièrement les organisations internationales non gouvernementales oeuvrant dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.

Je remercie le Conseil fédéral de son engagement dans ce domaine et de son engagement à continuer de soutenir le programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) du Caire ainsi que le processus des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Mais le Conseil fédéral donne une réponse à mon sens moins satisfaisante à ma deuxième question. En effet, de manière générale, s'il est compréhensible qu'il soit difficile de connaître exactement les crédits alloués au thème de la santé sexuelle et reproductive en raison justement du fait que le concept requiert une approche systémique, il convient quand même de savoir comment on va pouvoir évaluer la mise en oeuvre concrète de ce qui est défini comme une priorité stratégique. Comme le Conseil fédéral le reconnaît lui-même dans sa réponse, quinze ans après la CIPD du Caire, neuf ans après l'adoption des OMD, "beaucoup reste à faire" pour atteindre les objectifs que la communauté internationale avait fixés.

La Suisse devrait donc non seulement apporter sa pierre à l'édifice - ce qu'elle fait, semble-t-il -, mais aussi, à défaut d'indicateurs financiers, être capable d'évaluer le poids réellement donné à ce thème. Je serais donc intéressée de savoir comment peut se faire cette évaluation, avec quels indicateurs l'action de notre pays est jaugée.

De plus - toujours parce qu'il reste beaucoup à faire -, on peut penser que la santé sexuelle et reproductive demeurera une priorité à long terme, ou en tout cas pendant aussi longtemps que nécessaire, de la politique d'aide au développement de la Suisse. J'aimerais m'assurer que c'est bien l'intention du Conseil fédéral, notamment suite à la restructuration de la DDC, puisqu'à défaut d'émettre quelques doutes tout à fait concrets, on peut en tout cas s'interroger sur la suite de la politique qui sera pratiquée.

Ainsi, j'aimerais à la fois savoir comment on peut juger le poids donné par la Suisse et m'assurer que cela continuera de constituer une priorité stratégique pour notre pays.