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Hêche Claude · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-05-26

Wortprotokoll

Mon intervention n'est pas liée à une opposition aux crédits, bien au contraire, puisque comme membre de la commission j'approuve les propos tenus par notre rapporteur et que je soutiens les crédits soumis à notre décision. Par contre, j'aimerais aborder brièvement avec vous la question de l'environnement.

En effet, notre armée est un utilisateur très important de matériel, de terrains, de bâtiments, etc., sans parler des milliers de véhicules et des avions de combat. Conscient que sa responsabilité en matière environnementale est en lien direct avec son action et notamment avec son impact énergétique dans le domaine immobilier, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports doit donc prendre et mettre en oeuvre des mesures visant à protéger l'environnement.

Si je relève que des premières mesures ont été prises, je saisis l'opportunité que me donne cette discussion pour relever encore quelques points sur ce sujet. Premièrement, concernant l'aménagement du territoire et l'environnement, l'instrument fondamental pour la gestion et la planification immobilière est le plan sectoriel militaire. Il sert en particulier à la coordination générale des projets militaires qui ont des effets sur le territoire et sur l'environnement. Ce plan a été remanié et mis en consultation, mais le département examine depuis plus d'une année les prises de position et réfléchit encore au concept de stationnement de l'armée, notamment dans le domaine de l'aviation militaire. Or, si l'armée entend véritablement mieux prendre en compte l'environnement et la qualité de vie, il est impératif qu'elle arrête le plus rapidement possible son nouveau plan sectoriel, qui est l'instrument par excellence en matière d'aménagement du territoire.

Deuxièmement, concernant le choix, la mise en place, voire le remplacement des matériaux, il est fondamental - et je le relève parce que cela figure dans le message - que la charge environnementale soit évaluée sur l'ensemble du cycle, c'est-à-dire de la construction à l'élimination en passant par l'exploitation.

En matière énergétique, il faut prendre toute la mesure du potentiel d'économies que peuvent dégager les assainissements des infrastructures ou des installations techniques, voire le remplacement, à nos yeux important, des énergies fossiles par des énergies renouvelables.

Par ailleurs, quelques questions demeurent encore en suspens. Est-ce que les mesures qui seront prises seront efficaces? Seront-elles suffisantes? Parviennent-elles à influencer l'impact écologique de notre armée? Autant de questions auxquelles il faudra répondre si l'on souhaite avoir un regard objectif et constructif sur les mesures mises en oeuvre. Ainsi, dans sa lutte pour protéger l'environnement, l'armée doit placer l'évolution et l'évaluation au centre de ses démarches.

Vous l'aurez compris, si l'armée fait des progrès en matière de préservation de l'environnement, je suis convaincu qu'elle peut encore faire mieux, ce d'autant plus qu'avec le nombre de militaires qui passent entre ses murs, elle pourrait jouer un rôle de sensibilisation en matière d'économies d'énergie et de protection de l'environnement.

J'espère que le Conseil fédéral donnera suite à mes quelques remarques et je vous invite également à soutenir les crédits proposés.