Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-09-09
Wortprotokoll
Monsieur Zisyadis, il est vrai que les mesures que nous préconisons aujourd'hui ont un caractère de pansement d'urgence, mais le pansement d'urgence permet parfois d'éviter l'hémorragie et peut sauver des vies. Il ne faut pas mépriser les pansements d'urgence. Je crois que dans le cas précis, c'est un pansement d'urgence nécessaire, souhaitable et qu'il ne faut pas rejeter. C'est du moins l'expérience médicale qui le montre.
Deuxième point: vous souhaitez cantonaliser, provincialiser - si j'ose dire - l'assurance-maladie. Mais, Monsieur Zisyadis, ce monde globalisé ne va pas dans le sens de la provincialisation des activités humaines! On en a fini avec l'époque moyenâgeuse où le serf était lié à la glèbe locale! Et on en a fini avec le temps où l'on bloquait les gens dans les limites de leur canton, pour leur faire payer une taxe dès qu'ils sortaient du canton de Vaud pour aller dans le canton de Genève, ou du canton de Neuchâtel pour aller dans le Jura! Il faut penser un peu plus large et dépasser cette cantonalisation inefficace, qui est un pur produit du XIXe siècle!
Je vous appelle donc à l'ouverture d'esprit, à la rupture avec l'esprit de clocher - même si vous êtes pasteur! -, et à accepter de voir plus large, au moins au niveau national.