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Decisione

35.2018.80

Tempestività del ricorso. Decisione impugnata notificata con il sistema di spedizione Posta A Plus. Ricorso dichiarato irricevibile

15 maggio 2019Italiano46 min

Source ti.ch

Fatti

S. 204 f.). Die Vermutung kann durch den Gegenbeweis umgestossen werden. Es

müssen konkrete Anzeichen für einen Fehler vorhanden sein, sodass dieser

aufgrund der Umstände als plausibel erscheint (vgl. die leicht unterschiedlich

formulierten, inhaltlich jedoch gleichwertigen Erwägungen a.a.O., ebenso:

Urteile 2C_1038/2017 vom 18. Juli 2018 E. 3.2;1C_330/2016 vom 27. September

2016 E. 2.5 mit Hinweisen).

(…).

4.2. Die

Beschwerdeführerin bringt dagegen vor, das Verwaltungsgericht habe die

bundesgerichtliche Rechtsprechung missachtet und einen falschen Massstab bei

seiner Beweiswürdigung angewendet. Diesbezüglich weist sie zwar zu Recht darauf

hin, dass der gute Glaube zu vermuten ist (vgl. BGE 142 III 599 E. 2.4.1 S. 604 mit Hinweisen), übersieht jedoch, dass dies nichts

an der erwähnten Vermutung ändert, dass die Postzustellung korrekt erfolgte.

Weiter wirft sie dem Verwaltungsgericht vor, es habe Beweisanträge übergangen,

nämlich die angebotenen Beweisaussagen einer anderen Sekretärin sowie eines

Hauswarts, die beide die Postabfertigung am betreffenden Samstag bestätigen

würden. Was diese Personen konkret aussagen könnten, lässt sie jedoch offen.

Eine Verletzung des rechtlichen Gehörs ist deshalb nicht erkennbar und es kann

offenbleiben, ob ihre Ausführungen im vorinstanzlichen Verfahren tatsächlich

als Beweisanträge verstanden werden können, was das Verwaltungsgericht in

seiner Vernehmlassung bestreitet.

Die Beschwerdeführerin beruft sich weiter darauf,

die betreffende Mitarbeiterin könne sich an den jenen Samstag noch genau

erinnern, weil es nur ganz selten vorkomme, dass sie an einem Samstag arbeite.

Das ändert allerdings nichts daran, dass die Erinnerung an einen

Ereignisablauf, dessen Relevanz zudem erst nachträglich erkennbar wurde, nach

fünf Wochen nicht mehr gleich zuverlässig ist. Zu berücksichtigen ist auch,

dass die Mitarbeiterin entgegen den internen Weisungen (vgl. E. 5.2 hiernach)

auf die "Track & Trace"-Nachforschung verzichtet und gemäss ihrer

eigenen Aussage die Anwaltskorrespondenz zu sich nach Hause genommen hat, wobei

nicht bekannt ist, ob es diesbezüglich Weisungen gab. Dass das

Verwaltungsgericht vor diesem Hintergrund und angesichts der Handwechsel, die

am Montag, dem 8. Mai 2017, stattgefunden hatten, nicht ausschloss, dass bei

der Postbearbeitung in der Kanzlei ein Fehler unterlief, ist nicht zu

beanstanden. Daran ändert auch nichts, dass das betreffende Couvert gross und

auffällig gewesen sein soll, wie die Beschwerdeführerin vorbringt.

Entscheidend ist allerdings im Ergebnis weniger

die Frage, ob mögliche Fehlerquellen bei der nachträglichen Postbearbeitung in

der Kanzlei erkennbar sind, als vielmehr das Bestehen von konkreten Anzeichen

für einen Fehler bei der Postzustellung selbst. In dieser Hinsicht macht die

Beschwerdeführerin geltend, die Zustellung des vorliegend angefochtenen Urteils

des Verwaltungsgerichts habe ebenfalls nicht ordnungsgemäss funktioniert.

Allerdings weist sie selbst darauf hin, dass die betreffende Poststelle Ende

September 2017 geschlossen und als Hilfspoststelle in der neu eröffneten

Dorfapotheke weitergeführt worden sei. Aus einem nach diesem Wechsel erfolgten

Zustellungsfehler kann somit nicht auf die Zuverlässigkeit der Postzustellung

in der Zeit davor geschlossen werden. Dass sich schon vorher Fehler zugetragen

bzw. gehäuft hätten, wird in der Beschwerdeschrift zwar behauptet, jedoch nicht

belegt.

Insgesamt lässt die Sachverhaltsfeststellung des

Verwaltungsgerichts keine Willkür erkennen (Art. 9 BV). Die Kritik der

Beschwerdeführerin ist unbegründet.”

In una

sentenza 8C_747/2018 del 20 marzo 2019 consid. 2.2,

emanata in un contesto diverso da quello sub judice (sospensione del

diritto all’indennità di disoccupazione nel caso in cui l’assicurato non

dimostri gli sforzi compiuti per trovare un’occupazione), il TF ha segnatamente

ricordato quanto segue:

" (…).

Dans le domaine des assurances sociales, la

procédure est régie par le principe inquisitoire, selon lequel les faits

pertinents de la cause doivent être constatés d'office par l'autorité (cf. art. 43 LPGA [RS 830.1]). Cette règle n'est toutefois pas absolue. Sa portée est

restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de

l'affaire. Cela comporte en partie l'obligation d'apporter, dans la mesure où

cela peut être raisonnablement exigé, les preuves commandées par la nature du

litige et des faits invoqués, faute de quoi la partie concernée s'expose à

devoir supporter les conséquences de l'absence de preuve. Malgré les pertes de

documents pouvant se produire dans toute administration, la jurisprudence a

presque toujours indiqué que les assurés supportaient les conséquences de

l'absence de preuve en ce qui concerne et la remise de la liste des recherches

d'emploi (cf. arrêt C 294/99 du 14 décembre 1999 consid. 2a, in DTA 2000 n° 25

p. 122; cf. aussi les arrêts 8C_239/2018 du 12 février 2019 consid. 3.2;

8C_460/2013 du 16 avril 2014 consid. 3;8C_591/2012 du 29 juillet 2013 consid.

4) et la date effective de la remise (arrêt C 3/07 du 3 janvier 2008 consid.

3.2). Le fait que des allégations relatives à la remise des justificatifs de

recherches d'emploi (ou relatives à la date de celle-ci) soient plausibles ne

suffit pas à démontrer une remise effective des justificatifs (ou une remise à

temps). Une preuve fondée sur des éléments matériels est nécessaire (BORIS

RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 2014, n° 32 ad art. 17,

p. 206).”

In una sentenza 8C_179/2019 dell’11 aprile 2019, l’Alta Corte si è

espressa nei termini seguenti sempre a proposito della validità del metodo di

spedizione A Plus:

" 4.1.

Invoquant la violation de l'interdiction de

l'arbitraire (art. 9 Cst.), du droit d'être entendu (art. 29 Cst.) et des art.

39 al. 1 et 60 LPGA, la recourante fait valoir que l'envoi par courrier A Plus

ne tient pas compte des spécificités liées aux horaires d'ouverture des bureaux

qui ferment le samedi. Il serait donc important de distinguer entre les

personnes privées, d'une part, lesquelles reçoivent le courrier chez elles et

peuvent en prendre connaissance le samedi, et les entreprises, d'autre part,

pour lesquelles l'ouverture des courriers ne peut se faire que le premier jour

ouvrable suivant. Selon la recourante, les courriers adressés aux entreprises

ne devraient être transmis que par le biais de plis recommandés, soumis à

signature.

4.2. Les griefs sont mal

fondés. En effet, selon une jurisprudence déjà bien établie, les communications

des autorités sont soumises au principe de la réception. Il suffit qu'elles

soient placées dans la sphère de puissance de leur destinataire et que celui-ci

soit à même d'en prendre connaissance pour admettre qu'elles ont été

valablement notifiées (ATF 144 IV 57 consid. 2.3.2 p. 62; 142 III 599 consid. 2.4.1

p. 603; 122 I 139 consid. 1 p. 143;

115 Ia 12 consid. 3b p.

17). Autrement dit, la prise de connaissance effective

de l'envoi ne joue pas de rôle sur la détermination du dies a quo du délai de

recours. Par ailleurs, le Tribunal fédéral s'est déjà penché sur la question de

la notification des décisions par courrier A Plus, notamment dans le domaine

des assurances sociales. Il a exposé en particulier qu'il n'existait pas de

disposition légale obligeant les assureurs sociaux à notifier leurs décisions

selon un mode particulier. Dès lors, les assureurs sont libres de décider de la

manière dont ils souhaitent notifier leurs décisions. Ils peuvent en

particulier choisir de les envoyer par courrier A Plus (ATF 142 III 599 consid. 2.4.1 précité; voir également, parmi d'autres, arrêts

8C_754/2018 du 7 mars 2019 consid. 5.3 et 8C_559/2018 du 26 novembre 2018

consid. 4.3.1). Dans ce contexte, le Tribunal fédéral a précisé, en outre, que

le dépôt de l'envoi dans la boîte aux lettres ou la case postale constitue le

point de départ pour le calcul du délai de recours, quand bien même la

livraison a lieu un samedi et que le pli n'est récupéré qu'à une date

ultérieure, comme le lundi suivant (arrêts 8C_754/2018 précité consid. 7.2.3;

9C_655/2018 du 28 janvier 2019 consid. 4.4;8C_559/2018 précité consid. 3.4;

9C_90/2015 du 2 juin 2015 consid. 3.4;8C_198/2015 du 30 avril 2015 consid.

3.2;8C_573/2014 du 26 novembre 2014 consid. 3.1;2C_1126/2014 du 20 février

2015 consid. 2.2). Il n'y a pas lieu de revenir sur cette jurisprudence

confirmée à de nombreuses reprises. La recourante ne soutient d'ailleurs pas

que les conditions d'un changement de jurisprudence seraient remplies (à ce

sujet cf. ATF 144 IV 265 consid. 2.2 p. 269; 142 V 212 consid. 4.4 p. 117; 139 V 307 consid. 6.1 p. 313). Enfin, l'accès aux cases postales est en

principe garanti en tout temps et le fait de ne pas vider la case postale le

samedi relève de la responsabilité du destinataire.

5.

5.1. Se prévalant du

principe de la bonne foi, la recourante se plaint du fait que la décision du 31

octobre 2018 n'a été distribuée que deux jours après son envoi par la CNA,

alors qu'une distribution dans les temps aurait permis une livraison le jeudi 1er

novembre 2018.

5.2. En l'occurrence, on

peine à saisir en quoi le "retard" des services postaux dans la

distribution de l'envoi serait susceptible d'influer sur l'issue du litige sous

l'angle de la bonne foi. La recourante n'expose d'ailleurs pas avec précision

en quoi les conditions du principe de la bonne foi seraient réalisées. Au

demeurant, le temps de distribution mentionné à titre indicatif par la Poste

sur son site internet ne saurait être traité comme une promesse ou une

assurance faite à l'intéressée. En outre, le fait qu'un courrier A ou A Plus

n'a pas été distribué le jour suivant ne permet pas d'admettre que l'on est en

présence d'une notification irrégulière. Le grief, à supposer qu'il puisse être

considéré comme recevable, doit dès lors être écarté.”.

In

una sentenza 8C_61 2019 del 17 aprile 2019 consid. 3 ss., riguardante una

fattispecie in cui il ricorrente pretendeva in particolare che la decisione

impugnata, trasmessagli con il sistema Posta

A Plus, sarebbe stata depositata nella cassetta delle lettere vicina,

comune a delle società di cui il suo patrocinatore era o era stato associato,

gerente, direttore o liquidatore, l’Alta Corte ha concluso che non vi era

motivo di discostarsi dalla data di distribuzione risultante dall’estratto Track&Trace:

" (…).

3.

Se fondant sur l'attestation de suivi des envois

de la poste (relevé "Track & Trace"), la cour cantonale a

constaté que la décision sur opposition du 21 juin 2018 avait été distribuée le

samedi 23 juin 2018. Aussi, le délai de recours était-il arrivé à échéance le

vendredi 24 août 2018 (compte tenu des féries). Par conséquent, le recours,

déposé le 27 août 2018, ne l'avait pas été en temps utile.

Par ailleurs, en ce qui concernait l'erreur de

distribution invoquée par le recourant - selon lequel la décision attaquée

aurait été déposée dans la boîte aux lettres voisine commune à des sociétés

dont le mandataire du recourant était ou est associé, gérant, directeur ou

liquidateur -, les premiers juges ont considéré qu'elle ne reposait que sur une

hypothèse, de sorte qu'elle n'avait pas été rendue plausible. Ils ont relevé en

particulier que le nom du mandataire figurait uniquement sur la boîte aux

lettres de l'étude et non sur celle des sociétés. En outre, en l'absence de

vérification du relevé "Track & Trace" par le personnel de

l'étude, la date inscrite au tampon ("reçu le 25 juin 2018") était un

indice trop faible pour admettre que la notification était survenue ce jour-là.

Au demeurant, même si la décision sur opposition de l'intimée avait été déposée

dans la boîte aux lettres voisine, elle devrait être réputée parvenue dans la

sphère de puissance du mandataire du recourant, compte tenu de ses liens avec

les sociétés.

4.

4.1. Invoquant la

violation des art. 38 al. 1 et 60 LPGA, le recourant reproche à l'autorité

précédente d'avoir considéré qu'il n'avait pas rendu plausible l'erreur de

distribution.

4.2.

4.2.1. Selon la

jurisprudence, le relevé "Track & Trace" ne prouve pas

directement que l'envoi a été placé dans la sphère de puissance du destinataire

mais seulement qu'une entrée correspondante a été introduite électroniquement

dans le système d'enregistrement de la poste. L'entrée dans le système

électronique constitue néanmoins un indice que l'envoi a été déposé dans la

boîte aux lettres ou la case postale du destinataire à la date de distribution

inscrite (ATF 142 III 599 consid. 2.2 p. 602; arrêt 8C_482/2018 du 26 novembre 2018 consid.

3.3). Une erreur de distribution ne peut dès lors pas d'emblée être exclue.

Cependant, elle ne doit être retenue que si elle paraît plausible au vu des

circonstances. L'exposé des faits par le destinataire qui se prévaut d'une

erreur de distribution, et dont on peut partir du principe qu'il est de bonne

foi, doit être clair et présenter une certaine vraisemblance (ATF 142 III 599 consid. 2.4.1 p. 604). Dans ce contexte, des considérations

purement hypothétiques, selon lesquelles l'envoi aurait été inséré dans la

boîte aux lettres du voisin ou d'un tiers, ne sont pas suffisantes (arrêts

8C_482/2018 précité consid. 4.3;9C_90/2015 du 2 juin 2015 consid. 3.2 et les

arrêts cités).

4.2.2. Le point de savoir

si le recourant a rendu plausible l'existence d'une erreur de distribution, au

sens de la jurisprudence précitée, est une question de fait que le Tribunal

fédéral ne peut pas examiner librement (supra consid. 1).

4.2.3. En l'occurrence,

les arguments avancés par le recourant ne sont pas de nature à démontrer le

caractère arbitraire des constatations du jugement attaqué. Il fait valoir en

particulier que des erreurs de distribution se sont déjà produites mais les

copies des lettres auxquelles il renvoie - produites en instance cantonale -

n'apparaissent pas pertinentes en l'espèce, ni de nature à étayer son propos.

En effet, contrairement à la décision sur opposition de l'intimée, les lettres

prétendument mal distribuées mentionnent au dessus de l'adresse tant le nom des

sociétés que celui du mandataire du recourant (ou le titre "avocat"

sur un des documents). En outre, selon les constatations des premiers juges, le

nom du mandataire du recourant, à laquelle a été adressée la décision sur

opposition, figure uniquement sur la boîte aux lettres de l'étude et non sur celle

des sociétés. Quant à la proximité des deux boîtes, elle ne suffit pas à rendre

vraisemblable une erreur de distribution. Enfin, on ne peut pas non plus

déduire de la date inscrite au moyen du tampon de l'étude que la décision a été

déposée dans la fausse boîte aux lettres. Au final, le recourant n'a apporté

aucun élément concret permettant de conclure, au degré de vraisemblance requis,

à une erreur de distribution. Les premiers juges n'ont donc pas fait preuve

d'arbitraire en considérant que la version du recourant ne reposait que sur une

hypothèse. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de s'écarter de la date de

distribution inscrite dans le relevé "Track & Trace".”

Infine, in una pronunzia 8C_124/2019 del 23 aprile 2019 consid. 5 ss.,

il TF ha ulteriormente ribadito la validità del sistema di spedizione Posta A

Plus, respingendo tutte le obiezioni che erano state sollevate a tal riguardo

dall’insorgente:

" (…).

5.

Le recourant se plaint d'une constatation

incomplète des faits. Il reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas pris

en considération plusieurs pièces produites en instance cantonale. Bien qu'il

l'affirme, il n'explique toutefois pas en quoi ces pièces auraient pu influer

sur l'issue du litige. Son grief ne répond pas aux exigences de motivation de

l'art. 106 al. 2 LTF et n'est pas de nature à démontrer une constatation

manifestement inexacte des faits ou une appréciation arbitraire des preuves.

6.

6.1. Invoquant la

violation du droit à la preuve (art. 29 al. 2 Cst.), le recourant reproche aux

premiers juges de n'avoir pas donné suite à sa requête tendant à la production

par l'intimée des statistiques des envois de ses décisions sur opposition sur

trois ans, en distinguant les jours et la méthode d'envoi. Il entendait ainsi

démontrer que l'intimée envoie volontairement ses décisions par courrier A Plus

le vendredi.

6.2. Le droit d'être

entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment le droit pour

l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves

pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à

tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à

influer sur la décision à rendre (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299; 135 II 286 consid. 5.1 p. 293 et les arrêts cités). Toutefois, il est possible

de renoncer à l'administration de certaines preuves offertes, lorsque le fait

dont les parties veulent rapporter l'authenticité n'est pas important pour la

solution du cas, lorsque les preuves résultent déjà de constatations versées au

dossier ou lorsque le juge parvient à la conclusion qu'elles ne sont pas

décisives pour la solution du litige ou qu'elles ne pourraient l'amener à

modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 précité et les arrêts cités; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236).

6.3. Comme l'ont relevé

les premiers juges, en droit des assurances sociales, il n'existe pas de

disposition légale obligeant les assureurs sociaux à notifier leurs décisions

selon un mode particulier. Dès lors, la jurisprudence admet que les assureurs

sont libres de décider de la manière dont ils souhaitent notifier leurs

décisions. Ils peuvent en particulier choisir de les envoyer par courrier A

Plus (ATF 142 III 599 consid. 2.4.1 p. 603; voir également, parmi d'autres, arrêt

8C_559/2018 du 26 novembre 2018 consid. 4.3.1). Rien ne les empêche non plus

d'envoyer leurs décisions un vendredi. Dans ces conditions, l'acte

d'instruction sollicité par le recourant n'apparaissait pas pertinent et les

premiers juges pouvaient refuser d'y donner suite. Pour les mêmes raisons, il

n'y a pas lieu d'accéder à la requête formulée une nouvelle fois devant la Cour

de céans.

7.

7.1. Le recourant se

plaint d'un déni de justice (art. 29 al. 1 Cst.) et de la violation de son

droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH), du fait que la juridiction

cantonale n'a pas répondu à son argumentation relative à l'existence d'une

lacune proprement dite de la LPGA ainsi qu'à ses griefs tirés de l'interdiction

du formalisme excessif et du principe de la bonne foi.

7.2. La jurisprudence a

déduit du droit d'être entendu le devoir pour le juge de motiver sa décision,

afin que le destinataire puisse en saisir la portée, le cas échéant, l'attaquer

en connaissance de cause et que l'autorité de recours puisse exercer son

contrôle (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 238 et les arrêts cités). Pour répondre à ces

exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui

l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'est pas tenu de

discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à

ceux qui lui apparaissent pertinents (ATF 142 III 433 consid. 4.3.2 p. 436 et les arrêts cités).

7.3. En l'espèce, les

premiers juges ont appliqué la jurisprudence du Tribunal fédéral, selon

laquelle un envoi expédié par courrier A Plus se trouve dans la sphère de

puissance du destinataire dès la date de dépôt dans la boîte aux lettres ou la

case postale de celui-ci, fût-elle un samedi. Dans cette mesure, ils ont

rejeté, à tout le moins implicitement, les griefs du recourant tendant à

démontrer que la notification par courrier A Plus ne pouvait pas intervenir le

samedi en cas de dépôt dans une case postale. La cour cantonale a également

exposé que ce mode de notification ne violait pas la garantie d'un procès

équitable ni de l'accès au juge. Cela étant, elle n'a pas violé son devoir de

motivation en renonçant à s'exprimer davantage sur les arguments du recourant,

lesquels ne sont pas fondés comme on le verra (infra consid. 9).

8.

8.1. Invoquant la

violation du droit à un procès équitable et à l'accès au juge (art. 29 al. 1,

29a Cst. et 6 CEDH), le recourant fait valoir, en substance, que l'envoi par

courrier A Plus offre une protection moins importante que l'envoi par

recommandé ou courrier A, qu'il ampute de deux jours le délai de recours et

crée des incertitudes en fonction du destinataire.

8.2.

8.2.1. Les critiques

formulées par le recourant sont mal fondées.

En effet, selon le mode d'expédition A Plus, la

lettre est numérotée et envoyée par courrier A de la même manière qu'une lettre

recommandée. Toutefois, contrairement au courrier recommandé, le destinataire

n'a pas à en accuser réception. En cas d'absence, celui-ci ne reçoit donc pas

d'invitation à retirer le pli. La livraison est néanmoins enregistrée

électroniquement au moment du dépôt de l'envoi dans la boîte aux lettres ou la

case postale du destinataire. Grâce au système électronique "Track &

Trace" de la poste, il est ainsi possible de suivre l'envoi jusqu'à la

zone de réception du destinataire (ATF 142 III 599 précité consid. 2.2 p. 601 s. et les arrêts cités; arrêts

8C_586/2018 du 6 décembre 2018 consid. 5;8C_53/2017 du 2 mars 2017 consid.

4.1;8C_573/2014 du 26 novembre 2014 consid. 2.2).

8.2.2. En outre, le délai

de recours est le même pour toutes les formes de notification. Il commence à

courir lorsque l'envoi entre dans la sphère de puissance du destinataire et que

ce dernier peut prendre connaissance du contenu de l'envoi. En présence d'un

courrier sans signature (A Plus comme A), c'est le cas au moment du dépôt dans

la boîte aux lettres ou la case postale. Si l'envoi est distribué un samedi, le

délai de recours commence à courir le dimanche. En présence d'un courrier

recommandé, l'envoi entre dans la sphère de puissance du destinataire lorsqu'il

est retiré au guichet. A cet égard, la notification par lettre recommandée

n'offre pas un avantage significatif puisqu'au stade de l'avis de retrait, le

destinataire ne connaît ni le contenu ni la motivation de la décision qui lui

est adressée (arrêts 8C_754/2018 précité consid. 7.2.3;2C_1126/2014 du 20

février 2015 consid. 2.4).

8.2.3. Par ailleurs,

l'accès aux cases postales est en principe garanti en tout temps et le fait de

ne pas vider la case postale le samedi relève de la responsabilité du

destinataire (privé ou commercial). Celui-ci ne saurait s'en prévaloir pour

reporter le dies a quo du délai de recours, alors que la date de distribution

d'un courrier A Plus est facilement déterminable au moyen du numéro apposé sur

l'enveloppe. Contrairement à ce que soutient le recourant, un tel procédé ne

présente aucune difficulté particulière, surtout pour un cabinet d'avocats, et

permet précisément de lever les éventuelles incertitudes liées à l'envoi sans

signature.

9.

9.1. Le recourant se

plaint de la violation du principe de la bonne foi de l'administration (art. 5

al. 3 et 9 Cst.) en reprochant à l'intimée d'induire en erreur les assurés en

transmettant ses décisions sur opposition par courrier A Plus. Il invoque

également l'interdiction du formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.), soutenant

que ce mode d'envoi met en péril les droits des assurés.

9.2. Ces griefs, dont la

motivation rejoint en substance celle développée au point précédent, ne sont

pas davantage fondés. On ne saurait en effet reprocher à l'intimée un

comportement déloyal et la mise en péril des droits des assurés pour avoir

choisi un mode de notification expressément admis par le Tribunal fédéral. En

outre, il n'y a pas lieu de remettre en cause le principe de la réception

auquel sont soumises les communications des autorités et dont il ressort que la

prise de connaissance effective de l'envoi ne joue pas de rôle sur la

détermination du dies a quo du délai de recours (cf. ATF 144 IV 57 consid. 2.3.2 p. 62; 142 III 599 déjà cité consid. 2.4.1; 122 I 139 consid. 1 p. 143; 115 Ia 12 consid. 3b p. 17). On peut d'ailleurs attendre d'un avocat qu'il

tienne compte de ce principe bien établi et recoure en temps utile.

10.

10.1. Le recourant

invoque enfin la violation de l'art. 60 al. 1 LPGA. Selon lui, il

appartiendrait au Tribunal fédéral de combler une lacune de la LPGA, en

énonçant clairement les modes de notification acceptables ou, tout au moins,

des règles claires sur l'utilisation du courrier A Plus. Se référant aux règles

sur le comblement des lacunes, en relation notamment avec l'art. 29 al. 7 de

l'Ordonnance du 29 août 2012 sur la poste (OPO; RS 783.01) et le ch. 2.5.3 des

conditions générales de la poste ("Prestations du service postal"

pour les clients commerciaux), il considère qu'une distribution le samedi doit

être exclue.

10.2. Le grief est mal

fondé. En effet, au risque de se répéter, dans le domaine des assurances

sociales, le dépôt dans la boîte aux lettres ou la case postale d'un envoi, par

courrier A Plus, constitue le point de départ pour le calcul du délai de

recours, quand bien même la livraison a lieu un samedi et que le pli n'est

récupéré qu'à une date ultérieure, comme le lundi suivant. Il n'y a pas lieu de

revenir sur cette jurisprudence que le Tribunal fédéral a confirmée à maintes

reprises (cf. notamment arrêts 8C_754/2018 consid. 7.2.3 déjà cité;9C_655/2018

du 28 janvier 2019 consid. 4.4;8C_559/2018 déjà cité consid. 3.4;9C_90/2015

du 2 juin 2015 consid. 3.4;8C_198/2015 du 30 avril 2015 consid. 3.2;

8C_573/2014 déjà cité consid. 3.1). Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que

les conditions d'un changement de jurisprudence seraient remplies (à ce sujet

cf. ATF 144 IV 265 consid. 2.2 p. 269; 142 V 212 consid. 4.4 p. 117; 139 V 307 consid. 6.1 p. 313). Au demeurant, le fait que le samedi n'est pas

mentionné comme jour "ouvrable et de dépôt" à l'art. 29 al. 7 OPO ne

signifie pas pour autant que les envois ne peuvent pas être distribués ce

jour-là. Quant au ch. 2.5.3 "Dimanche et jours fériés" des conditions

générales susmentionnées, il prévoit que "si la date de distribution (=

échéance) tombe un dimanche ou un autre jour férié reconnu, au niveau étatique

ou par l'usage local, au lieu de la prestation, le premier jour ouvrable qui

suit ce dimanche ou jour férié est considéré date de distribution". On ne

peut pas en déduire que le samedi est un jour férié au sens de cette

disposition, auquel cas il serait mentionné au même titre que le dimanche. Par

ailleurs et comme l'ont indiqué les premiers juges, la référence à l'art. 1 de

la loi fédérale du 21 juin 1963 sur la supputation des délais (RS 73.110.3)

n'est pas davantage pertinente, car cette disposition ne concerne que la fin du

délai de recours et non son commencement. Enfin, la fermeture des bureaux de

l'administration, et à plus forte raison des cabinets d'avocats, ne suffit pas

en soi pour reconnaître au samedi le caractère de jour férié (cf. arrêts

6B_730/2013 du 10 décembre 2013 consid. 1.3.2 et les

arrêts cités;1P.322/2006 du 25 juillet 2006 consid. 2.5).”

2.5. Nella presente fattispecie,

chiamato a pronunciarsi sull’eccezione d’intempestività del ricorso sollevata

dall’assicuratore resistente, il patrocinatore dell’assicurato ha in

particolare formulato le seguenti considerazioni:

" (…).

Di norma la vuotatura della mia casella postale (no. __________)

viene eseguita dalla mia segretaria. In assenza della mia segretaria mi reco

personalmente in Posta, tutti i giorni, non appena giungo in città (di regola

fra le ore 07:45 e le ore 8:15) e quindi arrivo presso le caselle della Posta a

__________ fra le ore 07:50 e le ore 8:35 (a dipendenza di dove posteggio)

salvo se, date le circostanze, mi torna più comodo recarmici più tardi (ad

esempio mentre mi reco ad un appuntamento).

… La settimana no. 27 (dal 2 al 6 luglio 2018), la mia segretaria

era in ferie (cfr. doc. L, estratto agenda elettronica RT del 4 luglio 2018).

… Il giorno 4 luglio 2018, prima di andare all’udienza presso la

lod. Pretura di __________, mi sono recato personalmente presso le caselle.

Nella mia casella, no. __________, non c’era la comunicazione dell’CO 1.

… Il giorno seguente, 5 luglio 2018, ho pure personalmente

svuotato la casella. Fra le altre vi era la busta inviata mezzo A Plus, che ho

proceduto a timbrare appena giunto in ufficio. Circa la data di ricezione nella

casella non ho avuto alcun dubbio avendo, come detto, proceduto personalmente

alla vuotatura anche il giorno 4 luglio.

… Dopo la timbratura della lettera ho proceduto, come da prassi, a

conteggiare il termine e a inserirlo nella mia agenda elettronica (vedi doc. M,

estratto agenda elettronica RT del 5 settembre 2018).

Al ricorso ho accluso, per consentire la verifica, la busta di

intimazione. Come detto, dato che ho svuotato personalmente la casella sia il 4

luglio che il 5 luglio, non ho avuto alcun dubbio circa la data di ricezione

della comunicazione in oggetto, ovvero il 5 luglio, e il track&trace

prodotto non cambia tale circostanza; di fatto e certamente alle ore 7:12 del 4

luglio u.s., la lettera non era nella mia casella, dato che io, in ogni caso, sono

giunto in Posta non prima delle ore 7:50.

… Non si contesta – anche alla luce della giurisprudenza del

Tribunale federale – che le assicurazioni possano avvalersi della posta A Plus

per l’invio di decisioni come quella impugnata (pur ritenendo tale prassi

discutibile e, a mente di chi scrive, frutto di un servizio postale – la posta

A Plus appunto – nato forse per altri utilizzi), si contesta recisamente

tuttavia che la lettera sia pervenuta in casella il 4 luglio 2018.

… La posta non registra gli errori interni. Verosimilmente la

busta, come già accaduto, può essere finita per errore in un’altra casella ed è

semplicemente stata riconsegnata dall’erroneo destinatario e imbucata

successivamente nella mia casella, oppure ancora dopo la scansione non è stata

distribuita correttamente. Al momento di redigere il presente allegato ho

potuto constatare come l’affidabilità della Posta sia decisamente venuta meno. Un

invio raccomandato la cui consegna era prevista per il giorno 5 ottobre (vedi

track&trace, doc. N) mi è stato recapitato l’8 ottobre (vedi

track&trace, doc. O), senza che fra l’altro alcuna indicazione inerente il

ritardo rispetto alla data di spedizione fosse evincibile dal track& trace.

(…).

… Non sono in grado di provare cosa sia successo alla busta in

questione fra le ore 7:12 del 4 luglio e la mattina del 5 luglio 2018, ma

ritengo che la giurisprudenza citata, indicando che “Auf die Darstellung des

Adressaten, dass eine fehlerhafte Postzustellung vorliegt, ist daher

abzustellen, wenn seine Darlegung der Umstände nachvollziehber ist und einer

gewissen Wahrscheinlichkeit entspricht, wobei sein guter Glaube zu vermuten

ist”, contempli il caso in disamina.” (doc. VI)

In corso di causa, questo

Tribunale si è rivolto alla dirigenza dell’ufficio postale di __________,

mediante uno scritto del seguente tenore:

"

(…).

le rendo noto che lo scrivente Tribunale cantonale delle

assicurazioni (TCA) è chiamato a derimere alcune vertenze aventi per oggetto la

ricevibilità di ricorsi interposti contro decisioni amministrative intimate

mediante il sistema di spedizione Posta A Plus.

A proposito dell’invio __________, spedito il 3 luglio 2018, nel

sistema di tracciamento degli invii Track&Trace figura la seguente

indicazione: “mer 04.07.2018 – 07.12 - Recapitato via casella postale - __________”

(si veda estratto allegato).

Ai fini dell’istruttoria di causa, la invito a rispondere alle

seguenti domande:

1. La data e

l’ora che figura nel sistema di tracciamento con la menzione “Recapitato via

casella postale” corrisponde al momento in cui l’invio A Plus è

pervenuto presso l’ufficio postale di destinazione oppure a quello in cui la

busta è stata fisicamente depositata nella casella postale del destinatario?

Considerandi

2.

Nel caso in

cui dovesse corrispondere al momento in cui l’invio A Plus è pervenuto

presso l’ufficio postale di destinazione, il suo deposito nella casella postale

del destinatario ha luogo il giorno stesso oppure soltanto più tardi? Quando

precisamente?

3.

Nel caso

concreto, ritiene plausibile che la data del 4 luglio 2018 corrisponde al

momento in cui l’invio __________ è stato registrato nel sistema, mentre

quell’invio è stato fisicamente depositato nella casella postale del

destinatario soltanto il giovedì 5 luglio 2018? Voglia motivare la sua

risposta.” (doc. X)

Queste le risposte fornite

il 16 aprile 2019 da __________, Responsabile della Regione di recapito lettere

__________, e da __________, Sostituto responsabile:

" (…).

In merito al suo scritto dello scorso 16 aprile 2019 riguardante

il trattamento di invii A Plus, riportiamo di seguito le nostre osservazioni.

1.

La data e

l’ora presenti nel sistema di tracciamento elettronico con la menzione “Recapitato

via casella postale” indicano il momento in cui il personale, mediante

l’utilizzo di uno scanner, tratta gli invii recanti il codice a barre.

Quest’azione è preceduta da una fase di selezione degli invii (per tipologia di

prodotto, priorità, formato) ed è seguita dal loro inserimento in casella

postale.

2.

L’inserimento

degli invii in casella postale avviene il medesimo giorno del loro arrivo

all’ufficio di recapito, entro un lasso di tempo dipendente dalla quantità

d’invii presenti il dato giorno lavorativo. Nel rispetto della nostra offerta

di prestazione, il personale impiegato all’ufficio di recapito di __________

caselle postali è chiamato a concludere la distribuzione degli invii

prioritari, tra cui gli invii A Plus, entro le 07.30 dal lunedì al sabato.

3.

Nel rispetto

dell’offerta di prestazione prevista per gli invii A+ (recapito il giorno feriale

seguente a quello dell’impostazione), riteniamo non plausibile l’inserimento

in casella postale dell’invio in oggetto unicamente il giorno successivo a

quello del suo rilevamento mediante scanner. Tale pratica genererebbe infatti

ed inevitabilmente un’errata informazione al cliente mittente dell’invio,

nonché una serie di potenziali rischi, fra cui quello finanziario, che

riteniamo di non poterci assumere.” (doc. XI)

Invitato a formulare le

proprie osservazioni in proposito, l’avv. RA 1 ha segnatamente rilevato che:

" (…).

… La risposta al quesito n. 1 posto da questo lod. Tribunale

conferma e dimostra come, di fatto, l’ora indicata sulla ricevuta non

corrisponde al momento in cui la busta è stata depositata nella casella postale

del destinatario. Del tutto genericamente la Posta risponde facendo riferimento

alle operazioni di selezione, e solo in seguito inserimento nella casella

postale. Tuttavia ciò avviene dopo la scansione.

… Secondo i responsabili della Posta interpellati, l’inserimento

nella casella di questo tipo di invio deve avvenire entro le ore 7.30, dal

lunedì al sabato. Come già chiaramente indicato dallo scrivente legale con le

osservazioni dell’11 ottobre scorso, sono giunto in casella – e di conseguenza

l’ho svuotata – non prima delle ore 7.50 del giorno 4 luglio 2018, di modo che

l’invio APlus in questione non si trovava nella mia casella in quel momento. Di

certo un’eventuale problematica interna alla posta non deve e non può tornare a

scapito del destinatario.

… Per quanto la Posta ritenga non plausibile l’inserimento nella

casella postale dell’invio in oggetto il giorno successivo a quello del suo

rilevamento mediante scanner, non vi è da parte della Posta la possibilità di

dimostrare il contrario. Si ritiene in ogni caso molto grave e assolutamente

fuorviante il fatto che la Posta faccia coincidere l’asserito inserimento nella

casella postale con la data e l’ora “in cui il personale, mediante l’utilizzo

di uno scanner, tratta gli invii recanti un codice a barre”. Inoltre, dato che

è risaputo e notorio il fatto che la distribuzione sbaglia con una certa

frequenza l’introduzione della corrispondenza nelle caselle postali – mi

riservo di notificare quale teste l’avv. __________, che può confermare di aver

già ricevuto invii (anche raccomandati) indirizzati allo scrivente e viceversa.

A dimostrazione di cosa capita presso __________ allego inoltre la fotografia

scattata dopo i fatti del 4 luglio 2018, dalla quale si vede un invito di

ritiro di una raccomandata sporgere da una casella postale e in procinto di

cadere. Queste circostanze sono frequenti e possono essere certamente

confermate da numerosi clienti della posta. (…).” (doc. XIV)

2.6

Posto che, come visto,

secondo il Tribunale federale, vi è la presunzione che il recapito postale

abbia avuto luogo correttamente (cfr. STF 1C_31/2018 consid. 3.3: “… ist somit zu vermuten, dass das

Zustelldatum von den Postangestellten korrekt registriert worden ist …”,

parzialmente riprodotta al consid. 2.3.), occorre

ora esaminare se gli elementi evidenziati dal rappresentante dell’assicurato,

destinatario dell’invio in questione, possano assurgere a indizi concreti

suscettibili di rovesciare tale presunzione (in tal senso, si veda la succitata

STF 1C_31/2018 consid. 4.2: “Entscheidend

ist allerdings (…) das Bestehen von konkreten Anzeichen für einen Fehler

bei der Postzustellung selbst.” – il corsivo è del redattore), precisato che a

ciò nulla muta il fatto che, conformemente alla giurisprudenza federale, la

buona fede del destinatario è da presumere (cfr. sempre la STF 1C_31/2018 consid. 4.2: “Diesbezüglich weist sie zwar zu Recht darauf hin, dass der gute

Glaube zu vermuten ist (vgl. BGE 142 III 599 E. 2.4.1 S. 604 mit Hinweisen), übersieht jedoch, dass dies

nichts an der erwähnten Vermutung ändert, dass die Postzustellung korrekt

erfolgte.” – il corsivo è del redattore).

Preliminarmente

va comunque sottolineato che la presunzione è in concreto

rafforzata dalle precisazioni fornite in corso di causa dai dirigenti

dell’ufficio postale di __________. In effetti, dalle loro indicazioni si

evince che il momento in cui gli invii prioritari (tra i quali figurano quelli

A Plus) vengono registrati mediante scansione del codice a barre figurante

sulle buste (in concreto, le 7.12 di mercoledì 4 luglio 2018) non corrisponde

esattamente a quello in cui i medesimi invii vengono fisicamente recapitati

nelle caselle postali dei destinatari, ma che la fase d’inserimento degli invii

nelle rispettive caselle postali avviene, in ogni caso, il giorno stesso del

loro arrivo all’ufficio di recapito (e, quindi, della loro registrazione

nel sistema), “entro le 07.30 dal lunedì al sabato”, come pure che, per queste

ragioni, essi non reputano “… plausibile l’inserimento in casella

postale dell’invio in oggetto unicamente il giorno successivo a quello del suo

rilevamento mediante scanner” (cfr. supra, consid. 2.5.).

Dalla scheda informativa

“Posta A Plus (A+) – Trasparenza dell’intero processo di spedizione”,

consultabile sul sito web de LaPosta, risulta del resto che “per la posta A

Plus valgono gli stessi tempi rapidi della posta A: gli invii arrivano al

destinatario il giorno lavorativo dopo l’impostazione, sabato incluso.” (il

corsivo è del redattore).

Certo, come è stato rilevato

anche dal patrocinatore del ricorrente (doc. XIV, p. 2), il sistema di recapito

appena descritto - specificatamente il décalage esistente tra la

registrazione dell’invio mediante scansione del codice a barre e quello del suo

recapito in casella postale -, è suscettibile di generare incertezze nel

destinatario, ma ciò è un problema, irrilevante ai fini del presente giudizio

(come detto, il recapito ha comunque luogo il giorno stesso), al quale spetta

alla Posta porre rimedio. Una soluzione potrebbe essere quella prevista

allorquando il recapito dell’invio A Plus non avviene nella casella postale, ma

nella cassetta delle lettere del destinatario. In effetti, in quel caso, sul

tracciamento dell’invio figura, oltre alla data e all’ora dell’arrivo

all’ufficio di recapito, la data e l’ora in cui l’invio è stato fisicamente

depositato nella cassetta delle lettere.

Inoltre è utile ricordare

che la correttezza di un recapito non può essere messa in discussione

genericamente ed in linea di principio. Occorrono per contro degli indizi

concreti che, nel caso specifico, facciano apparire come plausibile

un’errata datazione (in questo senso, si veda la sentenza C-7037/2017 del 16

novembre 2018 del Tribunale amministrativo federale).

In questo senso, ci si può

dunque già sin d’ora esimere dal procedere alla prospettata richiesta audizione

testimoniale dell’avv. __________, il quale dovrebbe riferire di avere in

passato già ricevuto degli invii che erano in realtà indirizzati al rappresentante

di RI 1 (avv. RA 1).

2.6

Nella presente

fattispecie, nella misura in cui l’avv. RA 1 contesta la validità del sistema

di spedizione Posta A Plus nel suo principio (cfr. doc. XIV, p. 3: “Alla luce

di quanto sopra esposto, oltre a ribadire che a mente di chi scrive la posta

APlus è un prodotto inadeguato e che certamente il legislatore non aveva

previsto …”), le sue critiche cadono nel vuoto. In effetti, la giurisprudenza

federale ha più volte confermato, peraltro ancora recentemente (e pure nella sentenza

8C_586/2018 del 6 dicembre 2018, citata nella slide del Prof. F. Trezzini di

cui al doc. XIV 3), la liceità del sistema in oggetto (cfr.

consid. 2.4.; sul tema, si veda pure l’articolo di T. Barth, Le courrier A

Plus, apparso in Anwaltpraxis/Pratique du barreau 3/2019, p. 129: “Le courrier

A+ ne constitue nullement une révolution et ne fait que concrétiser la

jurisprudence dévelopée sur le principe de la sphère d’influence. Il permet aux

administrations, tribunaux et avocats de réduire quelque peu leurs coûts en se

substituant, lorsque la loi permet cette forme d’expédition, à un envoi par pli

recommandé. Il appartient aux destinataires des courriers d’être attentifs à

ce mode d’envoi et de prendre les mesures appropriées afin de déterminer quand

le courrier a été déposé dans leurs boîtes aux lettres.”. Il medesimo

autore ha peraltro consigliato agli avvocati di rendere attento il personale

incaricato dell’apertura della corrispondenza all’etichetta A+ e “l’instruire

de systématiquement effectuer un suivi de l’envoi, par exemple en scannant

l’étiquette avec l’application mobile de La Poste, afin de déterminer le moment

du dépôt dans la boîte aux lettres et d’ainsi calculer correctement l’éventuel

délai.” – il corsivo è del redattore).

D’altro

canto, l’avv. RA 1 sostiene di aver personalmente (vista l’assenza per ferie

della propria segretaria) vuotato la sua casella presso l’ufficio postale di __________

la mattina di mercoledì 4 luglio 2018, non trovandovi l’invio A Plus n. __________,

contrariamente quindi a quanto indicato dal relativo Track & Trace. L’invio

in questione è invece stato da lui reperito giovedì 5 luglio 2018 e portato in

ufficio, dove ha poi apposto il timbro di ricezione (doc. VI, p. 2).

Il patrocinatore del

ricorrente ha così raccontato la sua personale versione dei fatti, ma ciò non

può bastare per rovesciare la presunzione che il recapito ha avuto luogo

correttamente.

L’estratto dell’agenda

elettronica prodotto agli atti sub doc. L dimostra che la segretaria __________

era in effetti in vacanza il 4 luglio 2018 e che, sempre quel 4 luglio, l’avv. RA

1.

ha avuto un’udienza presso la Pretura di __________, ma non rappresenta un

indizio concreto a favore del fatto che quello stesso giorno egli si sarebbe

recato all’ufficio postale di __________ e avrebbe vuotato la casella postale

n. __________.

Il timbro da lui apposto

sulla decisione impugnata (doc. A 1: “RICEVUTO - 5 LUG 2018”) costituisce un

indizio oggettivo circa il momento in cui è stata vuotata la casella postale,

ma non in merito a quello in cui l’invio è stato effettivamente recapitato in

casella.

In esito a tutto quanto

precede, occorre pertanto affidarsi al tracciamento elettronico dell’invio, in

base al quale la decisione su opposizione del 3 luglio 2018 è stata impostata

il giorno stesso con il sistema di spedizione Posta A Plus ed è stata

recapitata nella casella postale del rappresentante di RI 1 mercoledì 4 luglio

2018.

(cfr. doc. IV 1). Il fatto che la casella postale sia stata vuotata e,

pertanto, si sia presa conoscenza della decisione su opposizione soltanto

giovedì 5 luglio 2018, non ha alcuna influenza sul momento determinante

l’inizio della decorrenza del termine ricorsuale (cfr. supra, consid.

2.4

.).

Il termine di ricorso di

30.

giorni ha dunque iniziato a decorrere il giorno successivo, ossia giovedì 5

luglio 2018, in virtù dell’art. 38 cpv. 1 LPGA.

Tenuto conto

che, in virtù dell’art. 38 cpv. 4 lett. b LPGA, i termini stabiliti dalla legge

non decorrono dal 15 luglio al 15 agosto incluso, il termine ricorsuale è

giunto a scadenza martedì 4 settembre 2018.

Consegnato

all’Ufficio postale di __________ in data 5 settembre 2018 (cfr. la

busta d’invio allegata all’impugnativa), il ricorso deve essere ritenuto

tardivo.

Dispositivo

Per questi motivi

dichiara e pronuncia

1. Il ricorso è irricevibile.

2. Non si percepisce tassa di

giustizia, mentre le spese sono poste a carico dello Stato.

3. Comunicazione agli

interessati i quali possono impugnare il presente giudizio con ricorso in

materia di diritto pubblico al Tribunale

federale, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerna, entro 30 giorni dalla

comunicazione.

L'atto di ricorso, in 3

esemplari, deve indicare quale decisione è chiesta invece di quella impugnata,

contenere una breve motivazione, e recare la firma del ricorrente o del suo

rappresentante.

Al ricorso dovrà essere allegata la decisione impugnata e la busta in cui il

ricorrente l'ha ricevuta.

Per il Tribunale cantonale delle

assicurazioni

Il presidente Il

segretario

Daniele Cattaneo Gianluca

Menghetti