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Decisione

38.2014.72

Cerca - Sentenze e decisioni - Repubblica e Cantone Ticino

4 marzo 2015Italiano17 min

Source ti.ch

Fatti

I capoversi 2 e 3 sostituiscono l'articolo 71"

(p. 2014)

La terza

revisione della LADI ha quindi reso più restrittivo il diritto ai sussidi per

gli assicurati pendolari o soggiornanti settimanali nel senso che, a differenza

di quanto accadeva in precedenza (cfr. D. Cattaneo, op. cit., p. 501 e

372-385), le persone che sono esonerate dal periodo di contribuzione non

hanno diritto a questa prestazione (cfr. STCA 38.2007.20 del 4 luglio 2007).

L'art. 91

OADI, nella versione in vigore dal 1° aprile 2011, stabilisce che:

" il luogo di lavoro si trova nella regione di

domicilio dell'assicurato qualora:

a. esista

tra il luogo di lavoro e il luogo di domicilio un collegamento mediante un

mezzo di trasporto pubblico, la cui tratta non superi 50 km; oppure

b. l'assicurato

può raggiungerlo dal luogo di domicilio in un'ora, mediante un veicolo privato

di cui può disporre."

Sulle misure di mobilità

geografica D. Cattaneo (op.cit., pag. 486-489) sottolinea quanto segue:

" 816. Compte tenu du fait que «dans une économie libérale il n'est pas possible d'imposer à un

travailleur de changer de région pour y occuper un emploi libre» (BOIS), la loi

ne peut que prévoir des «incitations» à la mobilité géographique. Cette mesure,

«qui peut contribuer à mieux tirer parti des réserves de travail qui existent»

(CONSEIL FEDERAL) et à combattre le chômage frictionnel (GERHARDS), est

encouragée, dans le système de la LACI, par l'attribution de certaines

prestations aux travailleurs auxquels il n'a pas été possible d'assigner un

travail convenable dans la région de domicile (cf. chapitre 6, section 2:

Emploi hors de la région de domicile; art. 68-71 LACI).

817. Les mesures de

mobilité géographique, qui ont un caractère individuel, consistent dans le

versement d'une indemnité pour les frais de déplacement quotidien (art. 68 al.

1 let. A LACI) et d'une contribution aux frais de déplacement et de séjour

hebdomadaires 8art. 68 al 1 let. b LACI) aux travailleurs «auxquels

il n'a pas été possible d'attribuer un travail convenable dans la région de

leur domicile et qui ont accepté un emploi hors de celle-ci pour ne pas tomber

au chômage ou y rester».

Le CONSEIL

FEDERAL a précisé dans son message que «l'expression

«région de domicile» veut bien dire que ces dispositions ne seront pas

applicables lorsque, par exemple, seul un emploi a été trouvé dans une localité

voisine du lieu de domicile. Cette notion sera donc à préciser dans

l'ordonnance».

L'art. 91 OACI a donc délimité la notion

de «région de domicile».

Selon cette disposition, le lieu de travail se

trouve dans la région de domicile de l'assuré lorsqu'«il existe entre le lieu

de travail et le lieu de domicile une liaison par un moyen de transport public

et que celle-ci l'excède pas 30 kilomètres tarifaires» (lettre a) ou «l'assuré

peut parcourir la distance séparant le lieu de travail du lieu de domicile en

une demi-heure, au moyen d'un véhicule privé dont il peut disposer» (lettre b).

818. Notre exécutif a

affirmé dès le début que «l'encouragement de la mobilité géographique pose plus

de problèmes que celui de la mobilité professionnelle» car il peut «aboutir à

dépeupler certaines régions et à renforcer la concentration démographique et

économique déjà excessive dans d'autres régions, c'est-a-dire à provoquer un

conflit avec les objectifs de la politique régionale».

Pour tenir

compte de cet aspect, on a ainsi élaboré une législation avec un nombre de

mesures extrêmement limité, dans laquelle, en outre, «le versement des

prestations dépend de conditions strictes» et où «il incombe â l'autorité

cantonale de décider de l'octroi de prestations» (CONSEIL FEDERAL).

GREBER, après avoir souligné que la

prévention du chômage et la réadaptation à l'emploi doivent être conçues comme

des prestations du régime, observe «qu'il convient d'user avec prudence de la

mobilité géographique pour tenir compte des habitudes de vie et pour éviter une

concentration économique excessive dans certains centres».

GERHARDS motive aussi la conception

restrictive pour des raisons d'ordre sociologique et même socio-politiques

liées au fonctionnement de notre système démocratique.

L'OFIAMT remarque, avec raison, que

l'importance du conflit d'objectifs entre politique du marché du travail et

politique régionale, bien que possible, ne doit pas aujourd'hui être

surestimée, compte tenu de l'efficacité limitée des mesures de la LACI visant à

promouvoir la mobilité géographique des assurés. TSCHUDI relève d'ailleurs que

ces mesures sont peu utilisées en pratique.

819. Toutefois, pour

tenir compte de ces objectifs également importants, la doctrine (cf. GERHARDS)

et la jurisprudence ont explicitement affirmé qu'il est préférable de

promouvoir la mobilité professionnelle dans la région de domicile plutôt que

d'obliger l'assuré à quitter cette région pour retrouver un travail.

Par exemple, dans les arrêts Z. SA et Sch. SA le TFA

a affirmé:

« Au

demeurant, la jurisprudence (ATF 112 V 253, 111 V 404 consid. 2; DTA 1987 N° 3

p. 46 consid. 3b) a eu l'occasion de relever le caractère prioritaire de la

mobilité professionnelle dans la région de domicile par rapport à l'allocation

– subsidiaire – des indemnités et contributions aux frais de déplacement et de

séjour (voir aussi Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversichrungsgesetz

(AVIG), Tome II, p. 670 ss.).»"

A proposito della regione di domicilio B. Rubin (op.cit. pag. 499-500),

si è così espresso:

" 9 Notion de région de domicile. – Ce n'est que si l'emploi est situé hors de la région de domicile

qu'une contribution peut se justifier. La notion de domicile est calquée sur

celle de l'art. 8 al. 1 let. c LACI (SVR 1997 ALV p. 314). Sur cette notion: 8

Considerandi

N 7 ss.

10.

Selon l'art.

91.

OACI, le lieu de travail se trouve dans la région de domicile de l'assuré

lorsque:

- il existe entre le lieu de travail et le lieu de domicile

une liaison par un moyen de transport public et que celle-ci n'excède pas 50

kilomètres tarifaires (let. a); ou

- l'assuré peut parcourir la distance séparant le lieu de

travail du lieu de domicile en une heure, au moyen d'un véhicule privé dont il

peut disposer (let. b).

Le 1er avril

2011, le Conseil fédéral a étendu la notion de région de domicile et a ainsi

restreint l'accès à la mesure (N 4 ci-dessus). Il ne faudrait pas que la notion

de région de domicile s'étende encore davantage car c'est le principe même de

l'encouragement à la mobilité géographique qui serait alors remis en question.

11.

Le seul fait

que le lieu de travail et le lieu de domicile soient à une heure de route (let.

b ci-dessus) ne suffit pas pour considérer que l'emploi est dans la région de

domicile. Encore faut-il que l'assuré puisse disposer d'un véhicule privé. Dans

ce cadre, il faut tenir compte, le cas échéant, du fait que le véhicule est par

exemple déjà utilisé pour des raisons impérieuses par le conjoint éventuel.

Les logiciels routiers

peuvent donner une indication concernant les temps de déplacement.

Toutefois, ils ne

sauraient servir de références absolues. Ce sont les circonstances concrètes et

effectives qui sont déterminantes. Il faut par exemple tenir compte de travaux

éventuels ou d'encombrements aux heures de pointe, ainsi que de la vitesse

maximale du véhicule utilisé."

Le Direttive

della Segreteria di Stato dell'economica (SECO) del gennaio 2014 relative ai

provvedimenti inerenti al mercato del lavoro, a proposito della regione di

domicilio, prevedono che:

" L18 Il luogo di lavoro si trova al di fuori della regione di domicilio

dell'assicurato se tra

il luogo di lavoro e il luogo di domicilio esiste un collegamento mediante un

mezzo di trasporto pubblico (treno, bus, ecc.) per un tragitto superiore ai 50

km, oppure se l'assicurato non può raggiungerlo dal luogo di domicilio in

un'ora mediante un veicolo (art. 91 OADI a contrario), a condizione che

l'assicurato ne possegga uno.

L19 Se i chilometri non possono essere

determinati, sebbene vi sia un mezzo di trasporto pubblico a disposizione,

occorre basarsi sulla durata effettiva del tragitto, in analogia con l'art. 91

lett. b OADI.

L20 In caso di utilizzazione di un veicolo

privato, la durata del tragitto è calcolata stimando la durata media del

percorso. La durata del percorso e la distanza possono essere determinate

utilizzando un programma informativo come Twixroute."

Le direttive

amministrative non costituiscono norme giuridiche e non sono vincolanti per il

giudice delle assicurazioni sociali (cfr. STF 8C_688/2011 del 13 febbraio 2012

consid. 3.2.1; DTF 138 V 50 consid. 4.1 pag. 54; DTF

137.

V 434 consid. 4.2 pag. 438; DTF 133 V 169 consid. 10.1

pag. 181).

Quest’ultimo

deve tenerne conto per prendere la sua decisione nella misura in cui queste

ultime permettono un’interpretazione delle disposizioni legali applicabili

giustificata nel caso di specie (cfr. DTF 138 V 50 consid. 4.1; DTF 132 V125 consid.4.4; DTF 132 V 203 consid. 5.1.2;DTF 131 V

286.

consid. 5.1.; DTF 131 V 45 consid. 2.3; DTF 130 V 229

consid. 2.1.; DTF 127 V 57 consid. 3a; STFA I 102/00 del 22 agosto 2000; DTF

125.

V 377, consid. 1c, pag. 379 e riferimenti; SVR 1997 ALV Nr. 83 consid. 3d,

pag. 252, ALV Nr. 86 consid. 2c, pag. 262, ALV Nr. 88 consid. 3c, pag. 267-268

= DLA 1998 N. 24, consid. 3c, pag. 127 e ALV Nr. 98 consid. 4a, pag. 300).

Il giudice

deve, invece, scostarsene quando esse sono incompatibili con i disposti legali

in esame (cfr. DTF 130 V 229 consid. 2.1.; STFA H 183/00 dell'8 maggio 2001;

DTF 126 V 68 consid. 4b; DTF 125 V 379 consid. 1c e sentenze ivi citate; SVR

1997.

ALV Nr. 86, consid. 2c, pag. 262, SVR 1997 ALV Nr. 88, consid. 3c, pag.

267-268 = DLA 1998 N. 24, consid. 3c, pag. 127, SVR 1997 ALV Nr. 98, consid.

4a, pag. 300; DTF 120 V 163 consid. 4b, DTF 119 V 65 consid. 5a; RCC 1992 pag.

514, RCC 1992 pag. 220 consid. 16; DLA 1992 N. 5, consid. 3b, pag. 91; DTF 117

V 284 consid. 4c, DTF 116 V 19 consid. 3c, DTF 114 V 16

consid. 1, DTF 112 V 233 consid. 2a, DTF 110 V 267 consid.

1a, DTF 109 V 4 consid. 3a; vedi inoltre Bois, "Procédures applicables aux

requérants d'asile" in RSJ 1988 pag. 77ss; Duc-Greber: "La portée de

l'art. 4 de la Constitution fédérale en droit de la sécurité sociale" in

RDS 1992 II pag. 527; Cattaneo, "Les mesures préventives et de réadaptation

de l'assurance-chômage", Ed. Helbing &

Lichtenhahn, Basilea e Francoforte sul Meno 1992, pag. 296-297).

Secondo la

giurisprudenza, infatti, tramite le direttive non possono essere introdotte

limitazioni ad una pretesa materiale che vadano al di là di quanto previsto da leggi

e ordinanze (DTF 118 V 32, DTF 109 V 169 consid. 3b).

In una

sentenza 2C_105/2009 del 18 settembre 2009, l'Alta Corte, a proposito delle direttive, ha ricordato che:

" Simili

atti servono a favorire un'applicazione uniforme del diritto e a garantire la

parità di trattamento. Essi non hanno forza di legge e non fondano quindi

diritti ed obblighi dei cittadini né vincolano gli amministrati, i tribunali o

la stessa amministrazione. Ciò non significa tuttavia che siano irrilevanti per

le istanze di ricorso. Queste ultime verificano in effetti se le direttive

riflettono il senso reale del testo di legge e ne tengono conto nella misura in

cui propongono un'interpretazione corretta ed adeguata al caso specifico. Più

specificatamente, tali autorità non si scostano senza motivi importanti da

un'ordinanza amministrativa, se la stessa concretizza in modo convincente i

presupposti di legge e di regolamento a cui è subordinato l'ottenimento di una

determinata prestazione (DTF

133.

II 305 consid. 8.1; 133

V 394 consid. 3.3; 130

V 163 consid. 4.3.1; 128

I 167 consid. 4.3)."

2.3

Nella presente

fattispecie, il tragitto tra __________ e __________ può essere effettuato

mediante l'utilizzo di mezzi pubblici (treno).

Dalla

documentazione fornita dall’UMA emerge inoltre che la distanza tra __________ e

__________ è di 39 km. (cfr. dettaglio stradale del TCS, doc. V1).

Infine, il

tempo di percorrenza in treno da __________ a __________ è di 51 minuti e

quello fra __________ e __________ è di 50 minuti (cfr. orario FFS consultabile

in www.sbb.ch).

Occorre

dunque concludere che il luogo di lavoro si trova nella regione di domicilio ai

sensi dell’art. 90 lett. a OADI (cfr. in particolare il punto L19 delle

direttive della SECO riprodotto al consid. 2.2).

A ragione, con la

decisione su opposizione del 12 novembre 2014, l’UMA ha pertanto negato a RI 1

il diritto alle indennità per pendolare.

Dispositivo

Per questi motivi

dichiara e pronuncia

1. Il ricorso é respinto.

2. Non si percepisce tassa di

giustizia, mentre le spese sono poste a carico dello Stato.

3. Comunicazione agli

interessati i quali possono impugnare il presente giudizio con ricorso in

materia di diritto pubblico al Tribunale

federale, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerna, entro 30 giorni dalla

comunicazione.

L'atto di ricorso, in 3

esemplari, deve indicare quale decisione è chiesta invece di quella impugnata,

contenere una breve motivazione, e recare la firma del ricorrente o del suo

rappresentante.

Al ricorso dovrà essere allegata la decisione impugnata e la busta in cui il

ricorrente l'ha ricevuta.

Per il Tribunale cantonale delle

assicurazioni

Il presidente Il

segretario

Daniele Cattaneo Gianluca

Menghetti