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95.3092 · Interpellation · 1995-03-06

Département de la défense, de la protection de la population et des sports

Liquidé

Wortlaut

Je ne vois pas pourquoi la réforme "Armée 95" devrait se faire au détriment des régions périphériques. Je pose donc les questions suivantes au Conseil fédéral :

1. Ne serait-il pas possible de mieux répartir au niveau cantonal et régional la suppression des emplois fédéraux ? (Au cours des dernières années, le nombre de postes a augmenté dans les cantons de Zurich et de Berne).

2. Lorsqu'on décide de maintenir une entreprise fédérale, ne faudrait-il pas accorder une plus grande attention à ce qu'elle soit bien desservie par la route et le rail (ce qui est le cas à Brunnen et à Seewen)?

3. La Confédération ne devrait-elle pas veiller à ce que les exploitants d'alpages puissent conserver leur deuxième emploi dans l'administration, car ce sont eux qui font en sorte que les alpages occupés par des places de tir du DMF continuent à être entretenus, contrairement à ce qui se passe dans les pays qui nous entourent.

Begründung

Je constate que la réforme "Armée 95" fera perdre 27 postes à l'arsenal de Seewen et à l'exploitation électronique de Brunnen, d'ici au 21 décembre 1995 et 44 emplois supplémentaires disparaîtront avant l'an 2000.

L'arsenal fédéral a supprimé le travail à domicile et 35 employées ont par conséquent perdu leur emploi.

Le volume des commandes de l'arsenal cantonal a baissé de 30 %.

Dès l'hiver 95/96, 7 des 14 exploitants d'alpage employés par l'arsenal fédéral de Seewen perdront leur place (leurs licenciements ont été annoncés).

Voilà pour les répercussions de la réforme "Armée 95" connues à ce jour. La réforme de l'armée inspire en outre des craintes au sujet du transfert de l'exploitation électronique de Brunnen à Emmen et de celui de l'arsenal de Seewen à un endroit que l'on ignore encore.

L'auteur de l'interpellation et le canton de Schwyz sont très sérieusement préoccupés par l'avenir des exploitations fédérales. Quelques remarques complémentaires s'imposent :

les exploitations de Brunnen et de Seewen sont compétitives

les moyens de communication actuels rendent la centralisation superflue

Seewen est relié au réseau ferroviaire et est situé sur l'important axe nord-sud

le canton de Schwyz compte déjà de nombreux pendulaires : déplacer inutilement des employés serait peu judicieux du point de vue écologique.

des places d'apprentissage disparaîtraient : la responsabilité de la Confédération est engagée sur ce point également. Seewen ne forme plus de mécaniciens d'automobiles. Brunnen perdrait des postes de formation importants dans le domaine de l'électronique (22 places d'apprentissage disparaîtraient).

Entre 1991 et 1994, le canton de Schwyz a perdu 84 emplois fédéraux, soit 6,3 % du total. En pourcentage, il n'est battu que par les cantons d'Uri et de Schaffouse.

Les agents de la Confédération (PTT, CFF, DMF) ne représentent que 0,9 % de la population active du canton de Schwyz.

Lorsque j'étais soldat, on m'a appris que la centralisation était nécessaire à la sécurité.

Le problème du licenciement des exploitants d'alpage est très délicat. Des corporations et des coopératives sont touchées, en tant que propriétaires d'alpage et signataires des contrats relatifs aux places de tir. La société d'exploitation des alpages du canton de Schwyz n'a pas ménagé ses efforts pour créer ces emplois et a mis au point cette solution, souvent vantée, avec l'arsenal de Seewen, il y a de cela 30 ans. Le canton de Schwyz collabore efficacement avec le DMF et compte 72 places de tir, bien acceptées par les exploitants d'alpage.

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