99.3379 · Recommandation · 1999-06-18
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Après plusieurs semaines de raids aériens massifs, le régime yougoslave a commencé à retirer ses troupes du Kosovo, ouvrant ainsi la voie à un arrêt des bombardements de l'OTAN.
Les souffrances infligées par le régime de Slobodan Milosevic à la population albanaise du Kosovo dépassent tout ce que l'on pouvait imaginer. Aujourd'hui, la communauté internationale s'emploie à mettre en place une aide à la reconstruction pour le Kosovo.
Les bombardements à large échelle qui ont frappé la Yougoslavie n'ont pas épargné la population serbe. La destruction d'une grande partie du réseau d'électricité a perturbé durablement l'alimentation en eau et en électricité, et ces perturbations se font durement sentir dans la vie quotidienne. L'approvisionnement en denrées alimentaires et les soins donnés dans les hôpitaux sont eux aussi gravement compromis.
Or, l'OTAN et l'UE posent des conditions politiques bien définies à l'octroi à Belgrade d'une aide à la reconstruction. La communauté internationale entend en effet n'accorder cette aide que si le président yougoslave et ses proches collaborateurs abandonnent toute charge politique. La population serbe risque donc de subir une "irakisation" qui aura pendant des années des conséquences incalculables en termes de privations et de souffrance humaine.
Même si le régime yougoslave s'est rendu coupable de très graves violations des droits de l'homme, il est contraire aux lois de l'humanité de sanctionner tout un peuple à cause de son régime. En outre, laisser un pays exsangue dans le sud des Balkans ne contribuera guère à la stabilisation politique de la région.
L'extrême précarité qui règne en matière de soins médicaux et d'approvisionnement en denrées alimentaires exige l'apport d'une aide à la reconstruction. En conséquence, j'invite le Conseil fédéral à appuyer tous les efforts de reconstruction déployés en faveur de la Serbie, et cela quelle que soit la position des autres pays.
Antrag des Bundesrates
Adoption
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral est prêt à accepter la recommandation.