Recordon Luc · Ständerat · 2009-09-09
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2009-09-09
Wortprotokoll
Je voudrais répondre à Madame Diener dans le même sens que Madame Egerszegi: ce qui est important, par expérience - je l'ai vécu à plusieurs reprises -, surtout pour des jeunes, c'est de leur donner le rythme, le goût et la connaissance du milieu professionnel qu'ils n'ont pas connu ou avec lequel ils ont perdu le contact. Cela a un effet sur leur maturité qui peut être important. Cela n'a pas forcément besoin de durer longtemps, mais ils savent ainsi ce qu'est le milieu professionnel; ils évoluent et ils acquièrent souvent l'envie de s'y trouver. Alors, bien entendu, il ne faut pas leur confier, pour de si brèves périodes, des tâches spécialisées; mais, dans les organisations à but non lucratif, y compris les communes, comme le relève Madame Egerszegi, il y a assez de tâches généralistes où ils peuvent assister utilement telle ou telle personne et se frotter aussi au travail d'équipe, au milieu professionnel en tant que groupe. Je crois que cela est important: cela leur permet la transition par rapport à ce qu'ils ont connu, qui n'est que le milieu de la formation et qui est quand même très différent dans son fonctionnement. Là, je crois que nous offrons une passerelle très importante.
Pour la question du salaire, je veux quand même relever que l'alinéa 3 n'est pas si absurde. On peut discuter de sa formulation exacte, mais il est évident que cela ne doit pas donner lieu à un dumping salarial, produire un effet d'aubaine sur les entreprises. Il est donc normal qu'il y ait quand même une cautèle, mais ce n'est pas cela le coeur du problème. Le coeur du problème, c'est de lancer des jeunes qui, autrement, tendent à rester sur le carreau, à tomber à l'aide sociale et à perdre l'estime d'eux-mêmes aussi bien que le goût de l'effort.