Marty Dick · Ständerat · 2010-12-08
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2010-12-08
Wortprotokoll
Le sujet est certes important, mais je ne me sentais pas autorisé à intervenir vu les compétences de tant d'autres membres du conseil. Suite à la discussion, j'aimerais toutefois partager une réflexion avec vous. Le fédéralisme est un des piliers de notre Etat, et je pense que c'est même une des clés du succès du modèle suisse. J'ai l'impression qu'au cours de ces années, depuis que je siège ici, on a démoli cet édifice du fédéralisme brique après brique. Chaque brique correspond à des intérêts, légitimes certes, mais émanant de cercles particuliers. Tout à l'heure, au début de nos travaux, qu'est-ce qu'on a fait? On a discuté la législation sur les guides de montagne. Il s'agit d'une activité qui pouvait et devait rester de la compétence des cantons. Mais il y avait des intérêts non pas à protéger mais à faire avancer. Il y a toujours des avocats pour défendre ces intérêts. Il en va de même pour cet objet. On est en train d'enlever encore une brique. Est-ce que les cantons, les législatifs cantonaux, la société civile des différents cantons ne sont pas à même de régler ces problèmes?
Ces avis de droit, je ne les lis même pas parce que je trouve que c'est nous qui devons avoir le sens de l'Etat. Le principe fondamental est celui de la subsidiarité. Ou nous finançons - et je pense à la Confédération quand je dis nous - l'enseignement de la gymnastique et nous avons quelque chose à dire; ou nous ne finançons pas et nous n'avons rien à dire. Mais si nous imposons simplement aux cantons de dispenser trois heures d'éducation physique hebdomadaires et que c'est de toute façon à eux de faire le reste, pourquoi ne pas leur faire intégralement confiance?
Je crois que, de temps en temps, Monsieur le président, on devrait peut-être un peu moins parler de détails et mener une réflexion sur la façon dont nous sommes en train de traiter le fédéralisme. Nous sommes en train, brique après brique, de le démolir, et je crois que cela représente un sérieux danger. Or le problème se pose ici: pourquoi imposer au minimum trois périodes d'éducation physique par semaine jusqu'au degré secondaire I? Je trouve que les cantons sont à même de décider s'il faut prévoir deux, trois, quatre ou cinq périodes obligatoires! Dans chaque canton, il y a une société civile, il y a un Grand Conseil, il y a des forces qui défendent la santé et le sport et, donc, ces institutions sont certainement à même de représenter ces intérêts.
Donc, je suis pour la majorité et le fédéralisme.