Lexipedia

Lombardi Filippo · Ständerat · 2011-03-07

Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP/EVP/glp · 2011-03-07

Wortprotokoll

Il tema che ci occupa oggi è sicuramente di quelli importanti e probabilmente uno dei più importanti non solo per il nostro Paese ma per il pianeta intero sul quale viviamo. Di sicuro, questo tema, così ci dicono i vari sondaggi, è in testa alle preoccupazioni dei nostri concittadini, che si chiedono dove andrà a finire questo pianeta e soprattutto che cosa si potrebbe fare per andare a finire diversamente da come ci viene prospettato. Sono preoccupazioni che condivido da anni e che mi hanno portato, insieme alla Commissione dell'ambiente, della pianificazione del territorio e dell'energia del Consiglio degli Stati, a prendere già negli ultimi anni una serie di misure concrete che definirei, fin qui, come dei successi. Penso per esempio all'introduzione della tassa CO2 sui combustibili; alla destinazione di un terzo dei proventi di questa tassa - attualmente parliamo di 200 milioni di franchi all'anno - al risanamento energetico degli immobili; e alla legge sull'energia, con l'obiettivo principale di produrre, entro il 2030, il 10 per cento in più della nostra elettricità da nuove fonti rinnovabili, e con il secondo obiettivo - che non viene mai citato ma che a mio avviso è altrettanto importante - di stabilizzare, sempre entro il 2030, il consumo di energia finale, totale per economia domestica sui valori del 2008. E pochi minuti fa abbiamo fatto un altro passo concreto, fissando nuovi valori limite per le emissioni medie di CO2 dei veicoli importati in Svizzera nei prossimi anni, quale controprogetto all'iniziativa contro i fuoristrada. Ci sono tante altre misure concrete che abbiamo preso in questi anni. Non si può quindi dire che non si sia fatto nulla. Al contrario, io credo che la politica di questo Paese, essendo sensibile a questa problematica, abbia fatto parecchio nell'ultimo decennio.

Si je parle des succès, des objectifs atteints ces dernières années en politique énergétique et climatique, c'est bien pour vous demander de poursuivre de façon cohérente cet effort. Mais que veut dire "de façon cohérente"? D'après moi, cela veut dire trois choses:

1. Il faut évaluer correctement la situation dans laquelle nous nous trouvons, parce qu'on entend des chiffres, des idées, des appréciations qui ne correspondent pas exactement à la situation réelle dans laquelle nous nous trouvons.

2. Il faut fixer des objectifs qui soient non seulement ambitieux mais aussi réalistes et concrètement atteignables, parce qu'il n'y a rien de pire que de frustrer le peuple en lui montrant des objectifs ambitieux et de lui dire quelques années plus tard que, de toute façon, on ne peut malheureusement pas les atteindre. Nous avons eu concrètement, encore ces derniers jours, de la part du département représenté ici par Madame la conseillère fédérale Leuthard, une nouvelle preuve de ce que cela veut dire. C'est le domaine de la fameuse "Verlagerung", l'objectif légal des 650 000 poids lourds à travers les Alpes: on a donné au peuple l'illusion qu'il était facilement atteignable et malheureusement, année après année, le département doit fournir des chiffres et dire que l'objectif s'éloigne au lieu de se rapprocher. C'est, d'après moi, ce qu'il ne faut pas faire en politique.

3. Il faut évaluer la situation en ayant fixé des objectifs ambitieux mais atteignables. Il s'agit de décider des mesures concrètes qui permettent d'atteindre ces objectifs.

Donc où sommes-nous? où pouvons-nous et voulons-nous aller? et comment voulons-nous y arriver? Il n'y a rien de pire en politique que de promettre que l'on va raser gratis demain, et puis oublier d'acheter les rasoirs tout en espérant que le bon peuple oubliera ce qu'on lui a promis dans les jours qui suivent. Dans notre cas, la question est de ne pas promettre d'atteindre des objectifs irréalisables seulement parce que c'est peut-être la mode de le faire, mais de faire correspondre les objectifs aux moyens que nous sommes décidés, que notre population, notre économie publique, nos finances publiques, notre économie privée sont décidées à mettre à disposition pour les atteindre. [PAGE 115]

Il faut que les objectifs et les mesures correspondent, cela a été dit par plusieurs intervenants ce soir. Encore que, d'après moi, le débat ne se passe pas comme l'a décrit Monsieur Berset, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un débat entre les tenants du statu quo et ceux qui sont pour le progrès: je n'ai entendu aucune intervention favorable au statu quo!

Par contre, j'ai entendu des interventions et des évaluations différentes sur la situation où nous nous trouvons et sur la facilité que nous aurions - ou non - d'atteindre nos objectifs avec les mesures dont nous disposons. C'est là-dessus que porte le débat. Je n'ai pas entendu d'intervenant se satisfaire du statu quo.

Voilà donc ce qu'il s'agit de faire maintenant, en entrant en matière sur le contre-projet qui nous est proposé: dire concrètement que nous sommes disposés à payer ce prix, que nous avons ces moyens contraignants pour orienter les consommations dans une certaine direction, que l'objectif que nous proposons est effectivement ambitieux, mais atteignable.

Deswegen unterstütze ich die Schlussfolgerungen unserer Kommission. Die Problematik ist anerkannt, die Initiative hat eindeutig einen Wert. Sie hat die Debatte, die wir eigentlich seit Jahren führen, mit neuen Ansätzen, mit neuen Anstrengungen belebt, und das ist wertvoll. Sie ist allerdings als solche nicht anwendbar, weil ihre Ziele wirklich zu ehrgeizig sind und die Massnahmen, um diese Ziele tatsächlich zu erreichen, zu wenig definiert sind. Deswegen ist es angebracht, dass wir unserer Kommission folgen, auf den indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates eintreten, ihn beraten und annehmen und dann die Volksinitiative entsprechend ablehnen.