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Cassis Ignazio · Nationalrat · 2011-04-12

Cassis Ignazio · Nationalrat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-04-12

Wortprotokoll

A l'article 11 alinéa 3, il y a - comme l'évoquait justement mon préopinant - deux points centraux.

Le premier point, c'est qu'on donne aux cantons le mandat de garantir à leur population un accès à des offres de prévention, de promotion de la santé et de détection précoce adaptées à chaque groupe cible. Cela ne revient à rien d'autre qu'à respecter le fédéralisme et la primauté des cantons en la matière. Pensez par exemple aux programmes de dépistage du cancer du sein, aux programmes de [PAGE 640] vaccination lancés par les cantons et pour lesquels ces derniers sont en partie en train de "démobiliser" et en partie en train de faire davantage. Pendant un peu plus de dix ans, j'ai moi-même été médecin cantonal, et je l'étais donc au moment où la LAMal venait d'entrer en vigueur. Je peux vous raconter en tant que témoin direct ce que nous avons vécu, et cela m'amène au deuxième point.

D'un moment à l'autre, avec la LAMal, on a eu le sentiment dans plusieurs cantons que le canton pouvait se dégager des services de santé scolaire parce que, de toute manière, les caisses-maladie, du fait de la LAMal, allaient payer les prestations. Mais, ce faisant, on a oublié que la santé au niveau des écoles ne constitue pas qu'un facteur individuel, évidemment. Peut-être que l'injection du vaccin peut être facturée à la charge de la LAMal, mais il y a toute une campagne de prévention à mener, de l'information à faire passer aux élèves, un travail de persuasion à effectuer auprès des enseignants. Et soudain, avec cette accumulation de besoins, plus personne ne se portait responsable pour effectuer les tâches nécessaires.

Ce qu'on a donc vécu à la fin des années 1990, c'était un démantèlement de plusieurs services de santé scolaire dans différents cantons, ce qui n'était guère favorable à la santé des jeunes au niveau scolaire. Cela étant, le fait d'avoir maintenant la possibilité, par le biais d'une nouvelle loi fédérale, de réintroduire la notion de service de santé scolaire est quelque chose qu'il faut saluer, accueillir de manière favorable.

Ainsi, au nom du groupe libéral-radical, je vous invite à suivre la majorité de la commission, de façon à ce que chaque canton puisse subir une pression pour garantir sur son territoire des services de santé scolaire.