preparatory:AB 120034
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-06-15
Wortprotokoll
La motion Luginbühl s'inscrit, comme son auteur le mentionne lui-même, dans la droite ligne des mesures qui, comme le frein à l'endettement, visent à restreindre les possibilités d'action et la marge de manoeuvre des autorités politiques. Même si elle ne concerne que l'AVS et l'AI, le "que" étant d'ailleurs tout relatif vu l'importance de ces deux piliers du système d'assurances sociales, la motion - et particulièrement l'automatisme des mesures prévues à son point 3 - renforce la tendance constatée ces dernières années à voir des décisions dépendre de plus en plus des chiffres sans possibilité d'aménagement ni de modulation.
Je déplore personnellement profondément ce glissement du rôle des parlementaires vers la fonction au mieux de gestionnaire ou au pire de comptable. Que l'on me comprenne bien, être gestionnaire, être comptable, c'est exercer deux professions tout à fait honorables, intéressantes et importantes, mais le peuple n'élit ni des gestionnaires ni des comptables, mais des représentantes et des représentants pour débattre, pour chercher - et trouver si possible - des solutions, bref pour faire de la politique, activité également honorable, intéressante et importante.
Si ces représentantes et représentants du peuple ne parviennent pas à empêcher la péjoration de la situation de l'AVS ou de l'AI, s'ils sont incapables de prendre leurs responsabilités, ils devront en assumer les conséquences lors de l'élection suivante: ils devront rendre des comptes mais pas au seul sens financier du terme. Pour ma part, j'aimerais continuer à faire pleinement de la politique et je vous propose, dans ce sens, de rejeter la motion Luginbühl.