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preparatory:AB 122654

Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2011-12-19

Wortprotokoll

C'est à cette disposition que le grand débat a commencé. Comme je l'ai dit en préambule, une vingtaine de points ont été discutés et celui-ci a été âprement discuté. A l'article 6a alinéa 3, votre commission vous propose, par 13 voix contre 11 et 1 abstention, d'adhérer à la décision du Conseil des Etats, c'est-à-dire d'adopter la version du Conseil fédéral.

Une chose est sûre, la sécurité routière est l'affaire de tous. C'est également cette maxime qui a guidé les concepteurs du projet, et j'ose penser que jusqu'à aujourd'hui cela a été le fil rouge de leurs réflexions. Cependant, à entendre les représentants de l'Office fédéral des routes, ma préopinante et Madame la conseillère fédérale Leuthard, on constate que même si nombre de passages pour piétons ont été mis en place sous l'égide d'une loi fédérale, d'une loi cantonale, ceux-ci ne sont manifestement pas sécurisés. Donc, la première chose à faire, c'est avant tout de faire un inventaire de ces fameux passages pour piétons dangereux et de se dépêcher de les sécuriser.

Comment les sécuriser? Est-ce qu'il faut finalement les déplacer ou les supprimer s'ils ont une mauvaise visibilité? Est-ce qu'il faut construire un îlot central? Est-ce qu'il faut les réguler par des feux? Bref, il y a de nombreuses solutions, et je me réjouis de voir le responsable de la sécurité de la commune apporter la meilleure solution. Toutefois, il faut avoir un peu d'humilité. Prenons l'exemple de la commune dans laquelle j'ai la charge et la responsabilité de la sécurité des passages pour piétons. Nous avons nommé une déléguée "Piétons" depuis bientôt près de dix ans et parfois nous avons été obligés de conclure qu'il fallait les supprimer, les déplacer.

Nous nous sommes bien souvent aussi posé la question de savoir si nous ne pouvions pas faire modifier la disposition qui prévoit une distance de 50 mètres entre deux passages pour piétons. Cela peut poser quelques problèmes tout simplement parce que, dans l'usage, des piétons traversent des routes où la circulation est forte et qu'ils se mettent en danger. A très court terme, les communes tout comme les cantons devront faire l'état de l'équipement et sans aucun doute moderniser et sécuriser les passages pour piétons.

A l'article 6a alinéa 3, la majorité de la commission vous demande d'institutionnaliser la présence d'un conseiller responsable de la sécurité routière. Comme je l'ai dit, la commission a pris sa décision par 13 voix contre 11 et 1 abstention.

En ce qui concerne la proposition Aebischer Matthias à l'article 6a alinéa 1, elle n'a pas été discutée en commission. Néanmoins, cette proposition - comme on dit en français peut-être un peu vulgairement - ne mange pas de foin, puisqu'elle prévoit très clairement que l'on veille à ce que "les infrastructures respectent les normes de sécurité". Comme je l'ai dit tout à l'heure, même si on a construit de nombreuses infrastructures, on ose penser qu'elles respectaient les normes de sécurité. Mais on rajoute les termes "notamment en ce qui concerne les passages pour piétons". Il est vrai qu'il est opportun et important que ce thème en particulier qu'est la vie humaine soit bien sûr dûment traité.

En cela et à titre tout à fait personnel, je ne vois pas d'inconvénient à accepter cet ajout, même si c'est un ajout de plus qui est une évidence.