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Recordon Luc · Ständerat · 2010-11-30

Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2010-11-30

Wortprotokoll

Je suis un peu hésitant à l'idée de donner un avis d'ensemble. Nous avons affaire à un objet d'une extrême importance pour notre pays, qui peut aussi donner lieu à des manipulations. Or on a le sentiment que les risques de pannes quantitatives en période de pointe sont bien gérés par des accords internationaux, par un maillage du réseau qui est convenable, et que cet aspect, à première vue, est sous contrôle.

C'est plus ou moins le cas aussi concernant les risques de pannes purement techniques, de défaillances d'un élément du réseau ou de plusieurs; là, on peut hésiter un peu plus. En revanche, il me semble qu'une partie du problème n'est pas vraiment maîtrisée: c'est principalement le risque de malveillance, d'atteinte volontaire, non pas tellement à des parties physiques du réseau, mais à sa régulation. Cela nous ramène au sujet lancinant, pour ne pas dire récurrent, de la cybercriminalité - ou des cyberattaques. Et j'ai l'impression que si notre réseau était mis sous pression par des gens particulièrement malvenus, nous courrions un risque extrêmement grave. J'espère que ce n'est pas le cas actuellement, mais il semble que la piraterie informatique devient un sport de plus en plus pratiqué, même à l'encontre de notre pays. Il y a eu des attaques contre des départements fédéraux - attaques graves, mais pas aussi graves que celle qu'a connue l'Estonie, par exemple, quelques années auparavant. On lit, dans ce que le Service informatique et technologies nouvelles des Services du Parlement nous a remis en ce début de session, que plusieurs personnes s'intéressent à la possibilité de s'en prendre aux comptes particuliers des parlementaires et que nous devons changer nos mots de passe. Ce sont des signes qui ne trompent pas par rapport à la montée du risque de ce genre d'attaque et de malveillance.

Et là, Madame la présidente de la Confédération, je souhaiterais être rassuré, mais j'ai quelques doutes.