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Rossini Stéphane · Nationalrat · 2011-12-13

Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-12-13

Wortprotokoll

Au nom de la minorité Rielle, je vous invite à donner suite à l'initiative parlementaire Galladé qui demande des examens pédiatriques préventifs pour tous les enfants d'âge préscolaire.

Nous trouvons que cette initiative fait sens et qu'elle répond à de véritables besoins. Le Conseil fédéral, en réponse à la motion 08.3182 qu'avait déposée en premier lieu Madame Galladé, avait clairement dit qu'il n'y avait aucun obstacle financier et que l'assurance obligatoire des soins prenait en charge les coûts de huit examens préventifs.

On ne peut qu'apprécier à ce titre l'importance du suivi des enfants depuis leur plus jeune âge et notamment l'importance de la notion de dépistage. C'est en effet un moment où le développement, sur le plan neuropédiatrique, est extrêmement important. Il s'agit donc de ne pas rater un certain nombre d'aides, de ne pas passer à côté de ces soutiens qui découlent de ce dépistage et sans lesquels l'ensemble du développement de l'enfant peut être mis en péril.

Dans ce débat, il convient d'abord d'admettre que les problèmes de maltraitance et d'abus sexuels ne sont pas simplement des cas isolés, des exceptions qui, par définition, sont rares. Ces situations font partie du quotidien de celles et ceux qui s'occupent, qui prennent en charge des jeunes de n'importe quel âge et plus particulièrement des jeunes en bas âge. D'ailleurs, lors d'une consultation en pédiatrie, on apprend aux médecins qu'il faut toujours penser à cette possibilité, ne serait-ce que pour l'exclure.

Mettre en place un examen obligatoire de cet ordre-là permet par conséquent de dépister tout ce qui peut être fait, notamment sur le plan du développement neurologique, et d'apporter des aides voire des correctifs qui seront ensuite extrêmement utiles pour l'ensemble de la formation du jeune en question.

Pour ce qui concerne la maltraitance et les abus, vous conviendrez que le fait de pouvoir les détecter revient à venir immédiatement en aide aux parents qui se retrouvent parfois débordés, en difficulté face à de telles situations.

Nous ne sommes donc pas en train de proposer une contrainte, mais bien d'envisager une aide à la parentalité, une aide à des parents qui parfois peuvent être débordés dans leur rôle qui peut s'avérer extrêmement complexe.

Aujourd'hui, on observe que la plupart des parents font déjà ces examens. Mais il faut pouvoir intervenir auprès des parents qui se retrouvent dépassés, de par leur condition sociale, leur condition socioprofessionnelle, de par leur absence de disponibilité, sachant qu'un petit enfant demande beaucoup d'attention et peut aussi épuiser ses parents.

Il s'agit dès lors de leur donner, par le biais de cet examen préventif obligatoire - ce n'est pas une contrainte -, une aide par le dépistage en matière de développement, une aide en cas de maltraitance, une aide en cas d'abus.

Les enfants qui ne vont ni à la crèche, ni à la garderie peuvent effectivement se trouver sans contrôle pédiatrique et cela pendant plusieurs années. Cela ne concerne pas la majorité des enfants, mais justement les enfants qui en ont le plus besoin.

C'est la raison pour laquelle je vous invite à donner suite à cette initiative qui répond à un besoin et qui ne doit pas être vécue comme une contrainte, mais bien comme une aide à la parentalité.