Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2012-05-03
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2012-05-03
Wortprotokoll
La motion Zisyadis, que je défends ici, invite le Conseil fédéral à mettre en place un certificat fédéral de capacité ou un brevet fédéral pour la sommellerie.
Notre ancien collègue Zisyadis soulève, avec sa motion, une question importante pour notre secteur de l'hôtellerie et de la restauration, un secteur économique extrêmement important en Suisse, et cela en connaissance de cause: il est en effet le promoteur de la Semaine du goût, un partisan des [PAGE 653] produits du terroir et évidemment, aussi, des bons vins suisses de qualité. Personne ne peut nier l'importance économique de l'hôtellerie et de la restauration suisses; personne ne peut nier l'importance du secteur viticole en Suisse, qui fait un chiffre d'affaires de 1 milliard de francs environ avec les vins suisses. C'est aussi en connaissance de cause que, dans ce conseil, trois vignerons, Messieurs Bugnon, Barthassat et Germanier, un ancien syndicaliste comme Monsieur Levrat et l'ancien cuisinier membre du syndicat de l'hôtellerie-restauration que je suis sont cosignataires de cette motion.
Dans de nombreux établissements gastronomiques de catégories différentes dans notre pays, des sommelières et des sommeliers qualifiés font défaut. Pour le recrutement, nous dépendons presque entièrement des formations à l'étranger et des personnes formées à l'étranger, car il n'y a actuellement en Suisse que le canton du Tessin qui forme des sommeliers. Or cette profession est essentielle pour une gastronomie de qualité et pour le tourisme et l'hôtellerie en Suisse - un tourisme pratiqué aussi bien par la population qui vit dans notre pays que par des personnes venant de l'étranger.
Au moment où la viticulture suisse connaît un renouveau et une attention internationale, il convient de soutenir cette profession d'avenir. Je me permets également de vous rappeler ce que j'ai déjà dit auparavant, à savoir que le chiffre d'affaires que représente le secteur de la viticulture suisse est extrêmement important: 1 milliard de francs environ.
Le Conseil fédéral propose malheureusement de rejeter cette motion. Il insiste sur le fait qu'il faut avoir un besoin dans le secteur concerné pour lancer une nouvelle formation professionnelle. Or ce besoin existe. Je sais aussi que quelques démarches sont en cours actuellement pour aller dans cette direction.
Donc, je vous demande d'adopter cette motion et de la comprendre comme un encouragement pour le Conseil fédéral et les différents services de l'administration fédérale à aller dans une direction favorable à la profession de sommelier et de sommelière en Suisse, ce qui ne peut que faire du bien à la promotion de notre gastronomie et des bons produits du terroir, comme nos vins suisses.