preparatory:AB 145833
de Buman Dominique · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP/EVP/glp · 2011-05-31
Wortprotokoll
Je donnerai brièvement quelques réponses puisque l'entrée en matière et l'ensemble du projet ne sont pas contestés par les différents groupes parlementaires.
Je ferai d'abord quelques réflexions sur le tourisme. Monsieur Rennwald disait tout à l'heure qu'il était étonné que l'on dise du tourisme qu'il était particulièrement touché, évoquant aussi la question des exportations. Il est vrai que les exportations sont atteintes par la cherté du franc et on en a la preuve dans la réaction du Conseil fédéral qui propose précisément un soutien accru à l'OSEC.
Néanmoins, il y a une différence entre le tourisme et l'industrie d'exportation. Le tourisme offre ses prestations ici et ne peut pas compenser certains coûts par l'importation de matières premières, comme cela peut être le cas dans l'industrie d'exportation où l'on produit des machines et certains articles pour lesquels on a besoin de matières premières que l'on obtient, "grâce à la force du franc", à des conditions plus favorables. Le tourisme ne bénéficie pas de cet effet de balance, sans parler du fait qu'il est pénalisé à double titre. D'un côté, notre Suisse devient chère par rapport à l'étranger, par rapport à d'autres clients, mais les Suisses eux-mêmes, les clients indigènes, sont tentés de passer leurs vacances à l'étranger, là où l'on peut obtenir les effets d'un change favorable pour le client suisse. C'est dire si l'appui tout particulier qui est donné au tourisme par le Conseil fédéral et par la majorité de la commission est tout à fait justifié dans tous ces secteurs de promotion économique.
Ma deuxième remarque s'adresse à Madame Flückiger qui remettait en cause le postulat sur le développement durable (11.3466): il sera impossible de s'opposer à ce postulat dès le moment où aucun amendement individuel n'a été déposé et dès le moment où le Conseil fédéral l'accepte. De par la procédure du Parlement, il y a une acceptation d'office.
Ma troisième et dernière remarque concerne la raison de cette aide si importante que la commission et le Parlement veulent octroyer au tourisme. Il s'agit tout simplement d'aider l'un des secteurs de l'économie publique de notre pays. L'agriculture fait aussi partie de cette stratégie d'un pays qui doit rester indépendant et qui doit exploiter ses atouts. Dans le domaine du tourisme, il n'y a pas une branche unique qui pourrait s'exprimer et engager des fonds pour acquérir de nouveaux marchés: il y a plusieurs secteurs du tourisme - la gastronomie, l'hôtellerie, les remontées mécaniques, les transports. Tous ces secteurs sont relativement séparés et ils ne pourraient pas individuellement proposer une offre touristique, une offre commerciale à l'étranger. C'est par rapport à ces nouveaux marchés, à ce dépassement de ce qui est acquis, que nous devons unir nos moyens et que nous avons besoin de l'appui de la Confédération pour développer une branche qui a certes un savoir-faire et une tradition, mais qui doit aller de l'avant.
Je dirai simplement à Monsieur le conseiller fédéral, qui parlait de l'efficience à augmenter dans le domaine du tourisme, que je peux le rassurer sur le fait que cette branche se bat à fond. Nous ne faisons pas que demander des moyens supplémentaires; il s'agit d'acquérir de nouveaux marchés, et à l'intérieur de la branche, il y a notamment des efforts de rationalisation, d'innovation qui sont consentis, et nous aimerions avoir le plaisir de le voir lors de la remise du Prix du tourisme suisse qui a lieu chaque année en automne ici au Kultur-Casino. Il pourra voir que grâce à Innotour, grâce à ce moyen encouragé aujourd'hui par le Conseil fédéral, on peut promouvoir l'innovation, la créativité et en même temps une gestion toujours plus efficace.
C'est avec ces quelques considérations que je vous invite donc à entrer en matière. Nous reprendrons ensuite, je pense, les différents amendements et les propositions de minorité.