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Zisyadis Josef · Nationalrat · 2001-10-02

Zisyadis Josef · Nationalrat · Waadt · Fraktionslos · 2001-10-02

Wortprotokoll

Ce que nous venons de vivre pendant cette session est assez caractéristique de ce que nous vivons régulièrement en matière d'interventions parlementaires. Nous avons un Parlement qui n'arrête pas de multiplier les séances de relevée, nous avons des ordres du jour surchargés et disparates, nous avons des interventions parlementaires qui, sans cesse, sont non traitées et classées au bout de deux ans par manque de temps et, donc, pour lesquelles aucune discussion n'est possible dans ce Parlement. Ensuite de cela, nous avons nombre de débats sociaux, économiques, qui sont refusés d'être discutés ici même en urgence: je pense, encore tout récemment, à la question des sans-papiers. Tout cela ne fait qu'accentuer le décalage entre la vie réelle du pays et les élus de la population.

J'ai entendu les différents intervenants des partis lors de l'entrée en matière: tout le monde disait que cette loi n'était qu'un pur toilettage. Eh bien, nous avons l'occasion, dans l'examen des articles, d'apporter des correctifs et il ne sert à rien de se lamenter dans l'entrée en matière et de ne pas avancer dans l'examen des articles. C'est pour cela que je vous fais la proposition suivante: c'est de fixer que le nombre minimal de sessions soit porté à au moins six pendant l'année. Certains me diront: "Il s'agit d'une rigidité de l'inscrire dans la loi." Je constate donc effectivement que la commission qui a préparé, qui a discuté cette loi, n'en a pas voulu à cause de cet élément de rigidité. Personne, ici, je pense, ne peut imaginer que nous arrivions à avoir moins de quatre sessions par année. Immanquablement, inexorablement, nous allons vers plus de sessions que les quatre minimales actuelles. Je crois qu'il est temps de ne pas fermer les yeux et d'avancer tranquillement vers six sessions annuelles. Ce serait l'occasion de pouvoir discuter des problèmes d'actualité, ce serait l'occasion, ainsi, d'être plus proches des réalités du pays.