Burkhalter Didier · Bundesrat · 2014-03-17
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-03-17
Wortprotokoll
J'aimerais remercier votre rapporteur, Monsieur Kuprecht, qui, sur ce dossier, a tout exprimé de manière parfaite. Je ne peux que confirmer ce qui a été dit et ne souhaite pas répéter les éléments de fond. J'aurais deux remarques à faire, une première générale, et une seconde en lien avec l'intervention de Madame Anita Fetz.
Tout d'abord, lorsque la présidence de l'OSCE a été prise, tout a été préparé "à la Suisse". Nous avons pensé à tout, [PAGE 233] mais nous n'avions pas imaginé la tournure qu'allait prendre la crise ukrainienne dans les premières semaines de présidence. Nous vous en informerons plus en détail dans le cadre du Rapport de politique extérieure 2013. En ce qui concerne le Conseil ministériel de Bâle, il faut relever que le climat de sécurité autour d'une telle conférence dépend assez largement de la situation internationale. Si cette conférence devait avoir lieu aujourd'hui, la situation serait tout de même assez tendue. On ne sait pas de quoi demain sera fait et il ne s'agit pas d'augmenter les incertitudes qui sont suffisamment grandes à l'heure actuelle, mais il faut reconnaître que nous sommes passés d'une situation d'équilibre assez large et d'une volonté de construire une communauté de sécurité au-dessus de l'Euratlantique et de l'Eurasie à une situation dans laquelle les fronts sont fortement marqués et où les différences entre l'Est et l'Ouest se sont à nouveau affirmées. Par conséquent, nous verrons bien comment les choses évoluent au cours de l'année. Nous nous engagerons à fond pour qu'elles évoluent plutôt vers le dialogue et la paix que vers le contraire. Mais cela a un impact sur une telle rencontre.
Concrètement, les remarques que vous faites sont tout à fait justifiées. Dans la préparation du cadre sécuritaire d'un tel événement, on prévoit à peu près tout, puis on utilise les instruments en fonction de la nécessité. C'est d'ailleurs pareil avec le nombre de personnes: on parle de 5000 soldats. On n'aura pas forcément besoin de ce nombre, on verra selon les besoins. Pour le World Economic Forum, ce sont aussi 5000 soldats qui sont prévus, et au bout du compte 3500 sont engagés. C'est déjà beaucoup, mais ce n'est pas autant que le maximum. Simplement, quand on prépare un tel événement, il faut tout prévoir et ensuite il faut utiliser les instruments en fonction de la réalité.
Je vous remercie également de vos suggestions, en particulier pour ce qui concerne les informations, suffisamment complètes et précoces, à donner relativement aux difficultés qui pourraient se répercuter sur la vie de la population. Je crois que c'est une remarque tout à fait justifiée. D'un côté, c'est une chance que la Suisse et Bâle en particulier puissent accueillir une grande partie du monde à cette occasion - Bâle étant une ville qui démontre sa capacité de vie au-delà des frontières; ce n'est d'ailleurs pas un hasard si on l'a choisie -, mais on sait aussi que cela implique de la part de nos concitoyens qui vont vivre sous pression pendant quelques jours de faire preuve d'une certaine compréhension.
Nous tâcherons de réaliser la meilleure information possible et nous remercions d'ores et déjà toute la population de la région de sa compréhension et de bien vouloir réserver le meilleur accueil possible à cette conférence.