Burkhalter Didier · Bundesrat · 2014-09-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-09-15
Wortprotokoll
Les déclarations dans la presse du président estonien Toomas Hendrik Ilves et l'étonnement qu'elles ont suscité en Suisse ont été abordées très franchement par moi-même, en tant que président de la Confédération, à l'occasion d'une visite officielle auprès du premier ministre estonien, Monsieur Taavi Roivas, et du ministre des affaires étrangères, Monsieur Urmas Paet, à Tallinn, le 25 août dernier. Ces entretiens ont été l'occasion de rejeter clairement ces critiques, en particulier celles reprochant à la Suisse de chercher à accorder des avantages à son secteur financier. Ils ont également permis de rappeler que la Suisse officielle était toujours ouverte à discuter de points de désaccord par les canaux d'usage. Cette visite, effectuée d'ailleurs à l'invitation des autorités estoniennes avant les déclarations du président, et maintenue par la suite, nous a également permis d'expliquer les mesures prises envers la Russie, en particulier celles visant à éviter le contournement des sanctions de l'Union européenne par la Suisse. Elle a aussi été l'occasion d'expliquer la neutralité suisse, chose qui nous paraît nécessaire. Je me suis encore permis d'expliquer, dans le détail, les différents éléments ayant trait à l'interdiction d'exportation d'armes, en comparaison avec la décision prise par l'Union européenne en août dernier de faire un embargo uniquement sur les nouveaux contrats, ainsi que d'exprimer notre surprise quant à l'application des sanctions prises par l'Union européenne dans le secteur financier. Nous avons pu présenter l'ensemble de ces éléments lors de la conférence de presse organisée à Tallinn dans le cadre de cette visite. Le Département fédéral des affaires étrangères a par ailleurs eu contact avec l'ambassadeur estonien accrédité en Suisse après la publication de l'interview en question.