Fournier Jean-René · Ständerat · 2011-12-19
Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2011-12-19
Wortprotokoll
Avant d'entamer la discussion, le rapporteur m'a demandé en coulisses combien d'enfants j'ai. Naïvement, je lui ai dit la vérité, comme d'habitude. J'en ai six. Je comprends pourquoi il m'a posé cette question. C'était en relation directe avec la proposition que je vous fais.
Si je défends cette proposition, c'est non seulement parce que je suis père de six enfants, mais aussi parce que je suis président de la fondation Foyers Valais de coeur. C'est une fondation qui s'occupe de personnes handicapées en Valais.
Aujourd'hui, je ne vous propose pas d'en rester à la formulation qui prévoit ces fameux 40 pour cent de la rente pour tous, pour tous les enfants, mais je vous propose un compromis pour deux raisons.
1. Comme père de famille de six enfants, j'ai fait l'expérience - et je la fais encore aujourd'hui - que les coûts que génèrent les deux premiers enfants sont en général beaucoup plus élevés que les coûts des troisième, quatrième et cinquième enfants. Ce n'est pas qu'on s'y habitue, mais c'est un constat que l'on doit faire lorsque l'on gère le budget d'un ménage, d'une famille nombreuse.
2. Le rapporteur a relevé, à juste titre, que depuis l'entrée en vigueur de cette loi, on a fait de nombreux progrès, notamment en matière sociale en ce qui concerne les allocations familiales et autres aides sociales pour les enfants. Je rappellerai ici que ces efforts n'ont pas été faits que pour les enfants d'invalides et que, finalement, les enfants de valides aussi bénéficient bien heureusement des avantages acquis pendant toutes ces années.
Bien sûr, j'ai bien pensé qu'en vous proposant d'en rester au texte actuel, je n'aurais pas l'occasion de réunir une majorité. C'est la raison pour laquelle je vous propose cette solution-ci, qui consiste à dire que, pour les deux premiers enfants qui coûtent effectivement plus cher au ménage, on maintient la rente pour enfant à 40 pour cent et que, pour les autres enfants, on suit la proposition de la commission qui prévoit 30 pour cent. C'est un compromis qui est à mon avis raisonnable et acceptable.