Cavalli Franco · Nationalrat · 2001-11-27
Cavalli Franco · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-11-27
Wortprotokoll
Le 22 décembre 1999, M. Gross Jost et 36 autres parlementaires présentaient une motion "Licenciements massifs. Obligation de prévoir un plan social" (99.3633), dans laquelle ils écrivaient que "la direction de l'entreprise devra présenter un plan social à la mesure de la situation économique de l'entreprise". Le Conseil fédéral a proposé de transformer la motion en postulat, en étant d'accord de l'accepter. Il y a eu une opposition au postulat, surtout de la part des représentants radicaux, et maintenant il est clair que la motion risque bien d'être classée, car dans quelques jours, à la fin de la session, on arrivera à la limite des deux ans. Alors, je crois que vous conviendrez avec moi qu'on ne peut pas, pour des raisons simplement bureaucratiques, ensevelir un thème aussi important qui a bouleversé, pendant ces deux ou trois dernières semaines, toute l'opinion publique suisse.
Hier, notre présidente, dans sa remarquable intervention inaugurale, nous a parlé de cet employé de Swissair qui, après avoir suivi nos débats de la tribune, a décidé de ne plus jamais aller voter, à cause de la confusion qui régnait. Je pense que si nous décidons aujourd'hui que, pour une raison simplement bureaucratique, nous ne voulons pas discuter d'un thème aussi important, qui s'est révélé tellement crucial et qui a bouleversé l'opinion publique, beaucoup d'autres personnes n'iront plus voter non plus.
Es geht nicht darum, heute einen prinzipiellen Entscheid zu treffen, ob wir mit dieser Motion einverstanden sind oder nicht. Wir machen uns keine allzu grossen Illusionen über den definitiven Ausgang einer allfälligen Diskussion hier. Wir glauben aber, dass man mindestens darüber diskutieren muss und dass die Leute in der Schweiz es nicht verstehen würden, wenn wir aus rein bürokratischen Gründen, weil dann die Motion in wenigen Wochen abgeschrieben wird, über dieses Thema nicht diskutierten, ein Thema, das in den letzten Wochen die ganze Schweizer Öffentlichkeit aufgewühlt hat.
Ich bitte Sie also: Wir müssen über dieses Thema diskutieren. Es geht nicht darum, jetzt zu entscheiden, ob wir dafür oder dagegen sind. Jetzt aber eine Motion, die ein Thema behandelt, das in den letzten zwei Wochen die ganze Öffentlichkeit wirklich zutiefst aufgewühlt hat, einfach abzuschreiben, wäre politisch nicht nur unangebracht, sondern dumm.