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Reymond André · Nationalrat · 2009-04-30

Reymond André · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2009-04-30

Wortprotokoll

La Commission de politique extérieure de ce conseil a décidé de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire du groupe UDC demandant le retrait de la demande d'entrée dans l'Union européenne. La minorité de la commission rappelle qu'avec la conclusion des accords bilatéraux, le peuple suisse désire privilégier la voie bilatérale. Donc, il est tout à fait logique qu'en suivant la décision démocratique prise en Suisse, cette demande de retrait soit maintenue. Aujourd'hui, l'adhésion à l'Union européenne est de moins en moins attractive: perte d'autonomie en matière monétaire, augmentation de la TVA, augmentation du [PAGE 785] taux de chômage, perte de la démocratie directe et perte d'identité.

Dans son rapport de 2006, le Conseil fédéral a clairement déclaré que la voie bilatérale était celle à suivre. Même Madame la conseillère fédérale Calmy-Rey a admis dernièrement que si nous avions été dans l'Union européenne, la Suisse n'aurait pas été épargnée par la pression fiscale et les multiples attaques que nous subissons de toutes parts.

Comment les électeurs peuvent-ils comprendre que nous poursuivions dans la voie bilatérale et que le Conseil fédéral soit en faveur de l'adhésion? Comment comprendre que cette demande d'adhésion reste en suspens? Il y va de la crédibilité de notre système politique. Et sans vouloir insister sur la crise, le mécontentement et les oppositions qui divisent l'Union européenne, une entrée dans celle-ci nous priverait de libertés et de beaucoup d'avantages que nous avons acquis depuis plusieurs générations.

La majorité de la commission prétend que le retrait de la demande d'adhésion serait considéré comme un geste inamical de la Suisse et susciterait de l'irritation chez nos voisins et partenaires. En déclarant cela, on oublie ce que nous subissons aujourd'hui: remise en cause des accords signés, attaques injustifiées contre notre place financière et notre neutralité.

Osons clarifier notre situation en retirant notre demande d'adhésion. Le canton de Schwytz va dans ce sens, lui qui, par voie parlementaire, réclame aussi le retrait de demande d'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. La motion a été votée par son Grand Conseil. A cette époque, il a été souligné dans les débats que le retrait de la demande d'adhésion avait été promis avant la votation sur l'Accord sur la libre circulation des personnes.

Bien que le Conseil fédéral ne considère plus l'adhésion à l'Union européenne comme objectif stratégique de sa politique, le retrait de la demande d'adhésion irait dans le sens d'une politique cohérente qui fait souvent défaut au Conseil fédéral.

Ainsi, je vous invite à donner suite à l'initiative parlementaire du groupe UDC, "Retrait de la demande d'entrée dans l'Union européenne".