Cassis Ignazio · Nationalrat · 2015-03-18
Cassis Ignazio · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion · 2015-03-18
Wortprotokoll
Oggi provo un'emozione particolare: concludo un viaggio iniziato oltre 15 anni fa. Anzi, concludo la prima fondamentale tappa di quel viaggio. Eravamo all'inizio del nuovo millennio, quando il cantone che ho l'onore di rappresentare qui a Berna, decise con coraggio di intraprendere la strada della sanità elettronica. Uscivamo dall'ultimo decennio del secolo scorso, caratterizzato dalla rivoluzione della tecnologia dell'informazione e della comunicazione e dalle profonde riforme strutturali che aveva causato. Ma alla fine degli anni Novanta si cominciava a scorgere all'orizzonte la luce dell'innovazione, legata a un matrimonio, sì, a un matrimonio molto speciale, quello tra la tecnologia dell'informazione e della comunicazione e la sanità, un matrimonio dal quale nascerà la sanità elettronica, e-health o cibersanità.
Nell'anno 1999 il Dipartimento della sanità ticinese, diretto dalla consigliera di Stato Patrizia Pesenti, decise di avviare un progetto in quest'ambito, che fui chiamato a dirigere come medico cantonale. L'8 gennaio 2002 il governo ticinese chiese al Parlamento un credito di 2,250 milioni di franchi per sperimentare la carta sanitaria che, dotata di un microchip, avrebbe dovuto organizzare e semplificare la trasmissione delle importanti informazioni mediche e sarebbe dovuta fungere da veicolo per la rete sanitaria informatizzata. E infatti "Rete sanitaria" era anche il nome del progetto.
Il Parlamento approvò il credito all'unanimità e iniziammo l'avventura. Altri tre cantoni - Ginevra, San Gallo e Lucerna - si lanciarono in progetti pilota con obiettivi simili. Il 1° agosto 2002 il Ticino siglò uno specifico accordo di collaborazione con il cantone Ginevra. Ben presto ci si rese però conto che le realtà cantonali erano troppo ristrette per avviare un vero cambiamento strutturale.
Nel maggio 2002 entrò in scena il Consiglio federale, che decise di includere la tessera del paziente nel pacchetto delle misure LAMal volte a contenere l'evoluzione dei costi della salute. Nacque così l'attuale articolo 42a LAMal "Tessera d'assicurato" che questo Parlamento votò l'8 ottobre 2004. Iniziarono allora i lavori di preparazione che portarono alla creazione della tessera d'assicurato, distribuita a tutti gli assicurati alla fine del 2009 e che oggi diligentemente portiamo tra i nostri documenti.
En janvier 2006, le Conseil fédéral avait réalisé qu'une carte d'assuré en dehors d'une véritable stratégie de cybersanté serait vouée à l'échec. Voilà pourquoi il décida alors d'intégrer un nouveau chapitre appelé "Santé et système de santé" dans sa stratégie pour une société de l'information en Suisse. Le Conseil fédéral chargera donc le Département fédéral de l'intérieur de lui présenter pour fin 2006 un projet de stratégie nationale en matière de cybersanté. Cette stratégie, élaborée conjointement par la Confédération et les cantons, fut adoptée formellement par le Conseil fédéral le 27 juin 2007. Le 6 septembre 2007, la Confédération et les cantons conclurent une convention-cadre en vue de son application. Ils y affirmaient la volonté de poursuivre ensemble les objectifs de la stratégie, notamment en étant prêts à créer de nouvelles bases légales. C'est sur la base de cette convention-cadre qu'a été institué l'Organe de coordination Confédération-cantons, également appelé E-Health Suisse, qui est à l'origine de la loi dont nous discutons aujourd'hui. Cette nouvelle loi fédérale sur le dossier électronique du patient règle les conditions permettant de traiter les données du dossier électronique du patient. Elle prévoit que tout un chacun en Suisse puisse mettre ses données médicales à la disposition des professionnels de la santé par le biais d'un dossier électronique. Ces données seront accessibles à tout moment et en tout lieu. Les patients bénéficieront ainsi de soins de meilleure qualité, plus sûrs et plus efficaces. Cette loi sert ainsi de jalon pour la stratégie nationale en matière de cybersanté et permet de concrétiser une mesure déterminante pour le développement du système de santé suisse.
La commission a essentiellement repris le projet du Conseil fédéral avec les améliorations du Conseil des Etats et y a apporté quelques modifications, qui n'ont pas été combattues. Elle a par exemple précisé l'objectif de la loi à l'article 1, elle a explicité à l'article 8 la possibilité pour les patients d'inscrire dans le dossier le consentement au don d'organe et aux directives anticipées, et elle a précisé à l'article 23 la procédure à suivre pour avoir accès aux aides financières.
La commission a de plus modifié l'article 42a LAMal pour permettre d'utiliser la carte d'assuré comme moyen d'identification en y inscrivant son identité numérique, comme demandé aussi par l'initiative parlementaire Noser 07.472.
Par contre, cinq modifications sont combattues par des minorités; nous les verrons par la suite. L'entrée en matière est incontestée et, lors du vote sur l'ensemble, la loi a été approuvée par 22 voix contre 1 et 1 abstention.
Au nom de la commission, je vous demande d'entrer en matière et d'accepter les modifications apportées.