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Cassis Ignazio · Nationalrat · 2014-03-05

Cassis Ignazio · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion · 2014-03-05

Wortprotokoll

Je m'exprime sur un autre thème qui concerne - surprise! - la LAMal, ceci pour demander au Conseil fédéral par le biais de la motion du groupe libéral-radical de considérer davantage les incitations personnelles des patients à suivre des traitements en cas de maladie chronique. Pourquoi? Parce que nous savons tous et toutes qu'en cas de maladie chronique les patients doivent prendre régulièrement des médicaments. Ils doivent suivre régulièrement les consignes de leur médecin. Ils sont donc appelés à être partie active du traitement. On parle justement d'une relation de confiance, d'une alliance médecin-malade. Or, le patient qui est actif dans cette relation et qui est "compliant" dans la thérapie que son médecin lui prescrit, le fait de manière volontaire et n'a aucune incitation financière. S'il le fait, c'est bien sûr très bien pour sa santé, mais il n'est pas récompensé par rapport au patient qui oublie de prendre ses médicaments, qui n'a pas envie de le faire, etc. Comme pour l'assurance-accidents, nous avons eu l'idée de proposer pour l'assurance-maladie un modèle de "case management", qui puisse - on ne sait pas encore exactement comment - offrir au patient des incitations à mieux suivre son traitement médical et donc à ne pas gaspiller les ressources de la collectivité allouées pour son traitement.

On pourrait imaginer, par exemple, une action sur le prix de la facture s'il existait une base légale permettant aux caisses-maladie de tenir compte du suivi du patient afin de le récompenser pour sa "compliance", ou encore une utilisation un peu plus poussée du "case management". Aujourd'hui, les caisses-maladie qui utilisent le "case management" le font évidemment dans leur intérêt, pour améliorer la "compliance" du patient, pour diminuer aussi les coûts à la charge de la collectivité, mais n'en retirent pas un bénéfice par rapport à celles qui ne le font pas.

L'idée était de demander au Conseil fédéral de s'activer sur ce thème très important, qui a été souligné aussi par l'Organisation mondiale de la santé. Celle-ci estime que 50 pour cent des malades chroniques ne prennent pas correctement les médicaments prescrits. Sur la base des expériences positives faites surtout à la SUVA, il faudrait trouver une solution aussi pour l'assurance-maladie afin d'inciter un comportement plus actif et plus responsable des patients.

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