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Fattebert Jean · Nationalrat · 2001-12-13

Fattebert Jean · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2001-12-13

Wortprotokoll

Au nom du groupe de l'Union démocratique du centre, je vous demande de soutenir la proposition de la majorité de la commission et le Conseil fédéral.

Nous sommes, comme vous toutes et tous, conscients de la nécessité d'offrir un maximum de possibilités aux handicapés de s'insérer dans la société et de s'y épanouir le mieux possible. Le projet de révision de l'AI dont nous débattons aujourd'hui prévoit un certain nombre de mesures qui sont des progrès dans cette direction, et nous nous en réjouissons. Mais introduire dans la loi, à l'article 19, un alinéa 1er proposé par la minorité Zäch, c'est s'engager trop loin. Cette proposition stipule que "l'assurance encourage les efforts visant à intégrer à l'école régulière obligatoire les assurés invalides susceptibles de suivre un enseignement". Cela suppose que chaque parent pourrait, sur cette base légale, revendiquer, par exemple, qu'un enfant physiquement handicapé très lourdement soit intégré à l'école régulière obligatoire dont il est capable d'assimiler les notions, même, le cas échéant, avec une personne d'assistance en permanence. Cela représenterait des charges disproportionnées pour un résultat discutable. On ne peut pas reprocher à M. Zäch de défendre son institution; au contraire, je crois qu'il donne trop dans la modestie et sous-estime les possibilités des institutions.

Débattre de la loi sur l'assurance-invalidité, ceci deux jours après avoir parlé d'euthanasie, nous oblige à un exercice d'humilité. Nous ne pouvons pas tout régenter, tout corriger. Nous ne pouvons pas couler tout le monde dans le même moule, nous sommes tous des imparfaits et les plus handicapés ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Nous devons tous apprendre à accepter les différences, les chances de chacun ne sont pas égales dans ce bas monde. Il nous appartient à nous, parlementaires, de réduire les inégalités, d'offrir des possibilités, et dans ce domaine plus que dans d'autres. Mais nous ne pourrons jamais gommer toutes les différences. Il faut en prendre conscience et constater qu'ici aussi, le mieux pourrait être l'ennemi du bien.

C'est la raison pour laquelle, encore une fois, le groupe de l'Union démocratique du centre soutiendra la proposition de la majorité de la commission et le Conseil fédéral. Nous vous engageons à faire de même.