Berset Alain · Bundesrat · 2015-03-17
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2015-03-17
Wortprotokoll
C'est une étude publiée par une commission extraparlementaire et dont on peut suivre les recommandations de différentes manières, en sélectionner certaines et ne pas en retenir d'autres. En réponse à la question de ce qu'il y aurait de si négatif à consommer de la viande, je vous lirai juste une des recommandations de la conclusion de l'extrait de l'avis de la Commission fédérale de l'alimentation: "Le fait de renoncer à consommer de la viande présente certains risques. Ces risques sont plus marqués si l'on renonce à tous les aliments d'origine animale (végétalisme)."
C'est une question de pondération et d'équilibre, cela fait partie des travaux d'une commission extraparlementaire. Les faibles coûts de l'étude s'expliquent par le fait que la commission travaille sur la base d'un tarif journalier de 200 francs. On peut se demander qui travaille à ce tarif pour réaliser ce type d'étude, mais cela nous permet de disposer d'études relativement complètes, basées sur les compétences personnelles des gens qui les réalisent, et à moindre coût. Un tarif de 200 francs, cela correspond au tarif pour une journée de travail dans une commission extraparlementaire, mais c'est le tarif d'une demi-heure de travail dans certaines professions, ce qui fait une grande différence.
Ce débat doit nous permettre de rappeler qu'une alimentation saine et variée est cruciale pour la santé. Nous devrions tous pouvoir décider de ce que nous mangeons et dans quelles quantités. C'est un choix important qui nécessite une information de qualité. Je suis entièrement d'accord avec vous, Monsieur Föhn, sur le fait qu'il n'appartient pas à l'Etat de dire aux gens ce qu'ils doivent manger, que cela relève de leur responsabilité individuelle. Mais vous savez très bien qu'il n'y a aucune responsabilité individuelle sans information entière, complète et transparente. Ce type d'étude participe de cette information. C'est dans ce sens qu'il faut en comprendre la réflexion. Vous l'avez dit, ce rapport a été fait sur la base d'études scientifiques, dont la validité scientifique n'a pas été remise en cause. Cela nous aurait menés dans un débat compliqué. Je répète que les conclusions qui en ont été tirées peuvent être interprétées de différentes manières. Ce qui doit primer, c'est le fait d'être conscient que nous devons revenir régulièrement sur la question de l'alimentation, qu'elle a une conséquence sur la santé et que c'est donc un thème qui doit être débattu. L'interpellation que vous avez déposée permet de mener ce débat.
Pour l'évolution future, je crois que cela apporte une contribution au débat, je l'ai dit. Il faudra décider que faire de ces recommandations, de quelle manière elles pourront nourrir et compléter le débat.
J'aimerais rappeler aussi que la Suisse n'est pas isolée sur cette question et que les recommandations et les conclusions auxquelles a abouti ce rapport s'inscrivent dans la même ligne que la réflexion menée par les pays qui nous entourent sur la nécessité d'une alimentation équilibrée comme base de vie saine et comme support à la santé personnelle et, en conséquence, à la santé publique. Les pays qui nous entourent publient des recommandations alimentaires similaires à celles dont il est question ici en y intégrant toute une palette d'éléments, y compris la question de la consommation de viande.