Lombardi Filippo · Ständerat · 2001-12-10
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-12-10
Wortprotokoll
Je crois que, dans les explications du rapporteur, nous avons déjà compris un peu quelle est la substance du problème. Personne apparemment ne conteste le fait qu'il faut augmenter les crédits qui sont accordés aux écoles suisses à l'étranger. Seulement, comme on veut répartir l'effort en trois étapes, on propose d'en rester à la version du Conseil fédéral. Or, il y a urgence, parce que si l'on regarde en arrière, on se rend compte qu'en 1988 déjà, le montant inscrit au budget a été de 15,4 millions de francs. Donc, pratiquement, avec les 16,5 millions de francs qui sont proposés dans le budget, nous n'avons aucune augmentation, nous avons même une diminution par rapport à ce qui a été décidé il y a 14 ans. Nous savons que, le franc suisse ayant perdu entre-temps de la valeur par rapport au dollar, nos écoles à l'étranger se trouvent dans des situations effectivement très difficiles. Elles sont en train de consommer leurs réserves et leur substance.
En fait, la question qu'on doit se poser est: voulons-nous maintenir ces écoles? Parce que si on ne leur donne pas les moyens rapidement, il sera trop tard pour augmenter par étapes comme le prévoit le Conseil fédéral. Or, je crois que s'il est bien un effort que nous devons consentir en ce moment, c'est celui de la présence suisse sous toutes ses formes à l'étranger. Nous n'ignorons pas tous les problèmes que notre pays a connus et toutes les difficultés qu'il a actuellement pour maintenir son image à l'étranger. Nous faisons des efforts dans plusieurs domaines pour améliorer notre image et notre présence à l'étranger. Eh bien, nous ne pouvons pas oublier que les Suisses de l'étranger sont une force et une ressource pour notre pays, et que ces écoles, qui sont destinées aux Suisses et aux citoyens étrangers qui y suivent leurs cours, arborent le drapeau de notre pays, sont une présence et font vraiment valoir notre pays. Alors, la question est bien simple: si nous voulons les maintenir, nous ne pouvons pas attendre la réalisation des trois étapes telles qu'elles ont été prévues, mais nous devons reconnaître immédiatement cette nécessité.
C'est ce qu'a fait le Conseil national à une majorité somme toute assez claire, 96 voix contre 66. Je crois que cela montre bien que la proposition est sensée, utile et qu'elle correspond à une nécessité pour notre pays en ce moment historique.
Je vous prie donc de vous rallier à la décision du Conseil national et de porter à 20,8 millions de francs le crédit prévu pour l'encouragement de l'instruction des jeunes Suisses de l'étranger.