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Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2002-03-05

Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2002-03-05

Wortprotokoll

Les adversaires de l'adhésion à l'Union européenne ou du rapprochement vis-à-vis de l'Union européenne nous ont souvent dit: "L'Europe, c'est pas seulement l'Union européenne; l'Europe, c'est bien autre chose, c'est bien plus, c'est bien mieux ...." et, justement, il y a une sorte de réduction à vouloir toujours dire: "Europe égale Europe communautaire." A cela on pourrait déjà répondre que cette assertion n'est plus qu'à moitié vraie puisque de nombreux pays d'Europe centrale, en tout cas, sont candidats à l'Union européenne. Mais j'accepte cette analyse selon laquelle lorsqu'on parle d'Europe, il faut penser et voir large, il faut voir "communauté de destins" au sens large. Dès lors, pour un pays comme la Suisse, qui n'est pas dans l'Union européenne mais qui affirme et dit vouloir penser large au nom notamment de sa neutralité, l'engagement en faveur des pays d'Europe de l'Est est alors tout simplement crucial. On doit considérer que c'est prioritaire. C'est bien évident que du point de vue de notre sécurité, de la sécurité en Europe, du point de vue d'une justice à laquelle nous sommes attachés, d'une certaine prospérité commune, bref, du point du vue de la vision que l'Europe a une communauté de destins, nous devons nous engager en faveur des pays d'Europe de l'Est. Il est quand même d'ailleurs à noter qu'il y a eu des progrès, même en Russie par exemple - je pense que M. Deiss, conseiller fédéral, le dira tout à l'heure - du point de vue de la sécurité du droit, du point de vue d'une certaine solidité administrative. Il y a naturellement de la déperdition d'énergie, il y a des déconvenues et des déceptions, mais il y a des progrès. Par conséquent, je crois que pour nous c'est absolument prioritaire.

Tout à l'heure, à propos du financement de l'aide humanitaire internationale, nous avons accepté une augmentation [PAGE 49] substantielle de ce crédit. Alors, je crois qu'on est dans la même démarche à propos des pays d'Europe de l'Est. Il se trouve que l'efficacité du travail et les besoins qui nous appellent font que le crédit en cours est épuisé plus vite que prévu et que l'on a besoin d'un nouveau crédit. Bref, on a besoin, tout simplement, d'un effort accru.

La proposition que nous fait la minorité, dont le porte-parole vient de nous dire qu'il est tout à fait attaché à l'idée de l'aide à l'Europe centrale et à l'Europe de l'Est, est l'expression de la position de ceux qui ne veulent pas adhérer de tout leur esprit politique à la politique qui nous est proposée. Cette proposition remet en cause ou du moins complique la politique que le Parlement a déjà soutenue plusieurs fois.

Il ne faut pas finasser, Monsieur Schlüer. Il y a tout simplement une continuité de cet effort qui est claire, simple, compréhensible. Voter pour la proposition de la majorité, c'est avoir une attitude claire, simple et compréhensible; c'est dire: "Oui, nous considérons que cette participation au développement de l'Europe centrale et de l'Europe de l'Est est prioritaire, prioritaire dans une certaine vision de l'Europe, prioritaire dans une certaine vision de notre sécurité. Et par conséquent, nous la soutenons."

Je vous prie de suivre la majorité de la commission.