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Deiss Joseph · Bundesrat · 2002-03-06

Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2002-03-06

Wortprotokoll

Il y a des moments heureux au Parlement, surtout lorsque je pense me déclarer entièrement d'accord avec M. Schlüer. Cela n'arrive pas souvent et il vaut bien la peine de le mentionner.

Ceci dit, j'aimerais quand même souligner qu'il y a deux situations à distinguer. D'une part, il y a la question de la réception de type officiel, qui serait organisée pour les autorités du pays d'accueil à l'occasion de notre fête nationale. Là, nous estimons que c'est le rôle de l'ambassade de l'organiser, mais pas une obligation. Cela se fait dans les pays où cela correspond à une certaine tradition et, par conséquent, nous demandons à nos ambassades de se conformer aux usages locaux.

D'autre part, il y a la question de l'organisation de fêtes pour les colonies suisses établies à l'étranger. Là, nous estimons que ce n'est pas le rôle des ambassades d'organiser de telles manifestations, mais qu'il appartient à l'initiative individuelle des Suisses qui se trouvent à l'étranger de le faire. Ceci dit, il reste que nos ambassades peuvent bien sûr aider les colonies suisses à l'étranger dans l'organisation de telles fêtes. Là encore, selon les circonstances, il y a des sociétés de Suisses à l'étranger qui ont des moyens importants, [PAGE 71] d'autres qui se trouvent dans des conditions plus difficiles. L'argent doit finalement quand même être trouvé et nos ambassades disposent de moyens trop limités pour leurs frais de représentation. C'est la raison pour laquelle il est quand même nécessaire qu'on leur dise ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas au niveau du décompte. Nous avons modifié les dispositions en enlevant l'un ou l'autre passage qui avait peut-être quelque peu vieilli. Je puis donc vous dire que nous ne freinons pas; nous encourageons nos ambassades et nos ambassadeurs à participer ou aider à l'organisation de telles fêtes, mais nous estimons que l'essentiel de l'initiative doit être d'ordre privé.