preparatory:AB 192824
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-12-10
Wortprotokoll
Selon l'article 32 de la loi fédérale sur la formation professionnelle, "la Confédération encourage la formation continue à des fins professionnelles". En particulier, elle soutient l'offre visant à faciliter la réinsertion professionnelle des personnes qui ont temporairement réduit leur activité ou qui l'ont interrompue. Selon l'article 31 de cette même loi, "les cantons veillent à ce que l'offre de formation continue à des fins professionnelles réponde aux besoins".
Dans un contexte où la formation continue revêt une importance toujours plus grande, la réinsertion professionnelle des personnes qui ont partiellement ou complètement quitté le monde du travail pendant un certain temps, typiquement des femmes avec de jeunes enfants, dépend beaucoup de la possibilité de mettre à jour leurs qualifications de base et de se former tout au long de la vie. En l'absence de soutien du canton et vu le coût considérable des cours de formation continue, surtout pour les personnes disposant de faibles ressources financières, celles-ci renoncent souvent à une formation continue et, par conséquent, à un poste qui correspond à leurs qualifications. Or, de fait, seule une minorité de cantons soutient des offres de formation telles que celles prévues à l'article 32 de la loi sur la formation professionnelle.
Afin d'encourager les efforts de ces cantons et de promouvoir la formation continue à des fins professionnelles dans les autres cantons également, une méthode alternative de calcul des forfaits est vivement souhaitable. Une méthode qui ne se calque pas uniquement sur le nombre de personnes effectuant une formation professionnelle initiale, mais qui cible mieux les différentes offres de formation et, en l'espèce, les cours de formation continue à des fins professionnelles.
Cette motion a été déposée en 2013. Depuis la votation du 9 février 2014, la nécessité de faciliter la réinsertion des personnes qui ont provisoirement réduit ou quitté leur activité professionnelle est encore plus grande, car cela permet de mobiliser un potentiel accru de main-d'oeuvre indigène.
Ces considérations ont sans doute influencé la décision du Conseil national d'approuver cette motion. Je vous demande de les prendre également en compte pour adopter la motion et la transmettre au Conseil fédéral.