Lexipedia

preparatory:AB 196993

Lüscher Christian · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion · 2016-03-16

Wortprotokoll

Le modèle économique suisse est un succès. Il est absolument imbattable dans toutes les comparaisons internationales. C'est un exemple pour les autres nations qui s'en inspirent, notamment en ce qui concerne la formation. Le taux de chômage dans notre pays est envié par tout le monde. Il y a un attrait réel de notre place économique pour les PME et pour les grandes sociétés. Nous avons de la croissance économique.

La clé de ce succès, c'est un marché du travail flexible et libéral. Alors évidemment nous savons qu'il y a des défis à relever: le franc fort, les normes internationales, la mise en oeuvre de l'initiative contre l'immigration de masse, la garantie des relations bilatérales. Mais, aujourd'hui, un des plus gros défis, c'est de stopper le Parti socialiste et toutes ses initiatives qui vont à l'encontre de la saine économie de notre pays. J'ai un peu de peine avec le fait qu'on vienne nous faire la leçon dans le domaine économique lorsque l'on est membre d'un parti qui ne cesse d'attaquer les libertés économiques.

Je vous donne quelques exemples: l'initiative 1:12 aurait eu pour conséquence 1 milliard de francs de manque à gagner si elle avait été acceptée; l'initiative sur le salaire minimum aurait entraîné la perte de 55 000 emplois; l'initiative relative à l'abolition des forfaits fiscaux aurait entraîné plus de 1 milliard de francs de pertes fiscales et la perte de 22 000 emplois; mentionnons encore l'initiative concernant les six semaines de vacances pour tous, l'initiative visant à imposer les successions, les attaques contre le négoce et contre le financement du négoce... Voilà ce qui porte atteinte à l'économie! On a donc un peu de peine, aujourd'hui, avec le fait que vous veniez nous faire la leçon.

Le Parti socialiste est le champion toutes catégories des propositions visant à supprimer les emplois. Le Parti socialiste est le "serial killer" de l'emploi. (Brouhaha)

Il faut aujourd'hui se concentrer sur les véritables défis et apporter de véritables réponses. Il faut une économie saine et compétitive, la création d'emplois, des impôts qui soient bas, une administration qui soit saine et qui fasse le strict minimum en ce qui concerne les règles, donc une absence de surréglementation. Il faut des conditions-cadres favorables à toute taille d'entreprise. On verra aujourd'hui encore à quel point le Parti socialiste est attaché à une économie saine dans notre pays, lorsque nous aborderons le débat sur la troisième réforme de l'imposition des entreprises. On verra quels sont ceux qui véritablement veulent assurer la compétitivité de notre place économique.