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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2000-03-09

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-03-09

Wortprotokoll

La question que vous posez nous permettrait d'ouvrir un débat qui pourrait nous occuper plusieurs heures. Il porte sur la répartition des priorités au sein des départements, sur la manière de collaborer au sein du Conseil fédéral et sur la manière de faire fonctionner cette institution collégiale. Moi, je suis chef du Département fédéral de l'économie. A part ma responsabilité collective en tant que membre du collège - ce qui m'incite à m'intéresser à tous les dossiers, comme d'ailleurs fort heureusement mes collègues le font à propos des dossiers économiques -, j'ai une responsabilité prioritaire pour le domaine économique, et je l'assume en ayant des contacts particulièrement étroits avec les milieux économiques. Ces contacts s'expriment par la participation de représentants des milieux économiques aux deux ou trois voyages spéciaux que je fais chaque année dans certaines régions du monde, et je les fais en accord avec les organisations économiques et en fonction de leurs souhaits.

Le Département fédéral des affaires étrangères participe à la responsabilité collective. Naturellement, on ne peut pas isoler la politique étrangère et la politique économique. C'est la raison pour laquelle le dernier département cité aborde aussi, mais de manière moins prioritaire que je ne le fais, les problèmes économiques lorsqu'il rencontre des partenaires sur le plan international. S'il ne le faisait pas, il ne remplirait pas son devoir de coresponsable de l'ensemble des politiques, y compris de la politique économique, tout comme je [PAGE 135] dois parler aussi de problèmes d'environnement ou de droits de l'homme, parce que ça fait partie de la politique générale de la Suisse. Je ne ferais pas mon devoir si je n'en parlais pas, mais il y a quand même une certaine priorité, aussi pour permettre aux organisations économiques et aux entreprises d'avoir des priorités et de ne pas se disperser à tout vent.

Nous avons eu avec M. Deiss, conseiller fédéral, une discussion d'un quart d'heure et qui a été extrêmement amicale et fructueuse. Nous avons mis au point une procédure pour éviter qu'il y ait à l'avenir des petits conflits de frontière qui ne sont utiles ni au pays, ni au Conseil fédéral, ni aux personnes concernées. Un accord a été trouvé, et je pense que ça fonctionnera très bien. Vous pourrez continuer, Monsieur Widmer, puisque vous étiez du voyage au Moyen-Orient, à participer à ces voyages. J'aurai dans mon entourage des représentants de l'économie; à l'occasion, M. Deiss en aura aussi. Croyez-moi, le problème est réglé, et vous nous jugerez sur les résultats.