Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-09-13
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-09-13
Wortprotokoll
Nous nous sommes engagés à faire valoir les priorités de notre pays lors de l'élaboration de l'Agenda 2030 et cela s'est plutôt bien passé. Parmi les priorités qui ont été choisies, en particulier celles que nous voulions absolument - il y a beaucoup de priorités dans l'Agenda 2030, mais certaines nous tenaient un peu plus à coeur que d'autres -, il y a par exemple l'eau, qui est un objectif spécifique, ou la paix - objectif 16 de l'Agenda - qui fait vraiment le lien entre le développement durable et la paix. Il y a aussi la santé, l'égalité entre femmes et hommes, la sécurité alimentaire. La Suisse a pu réaliser, dans le cadre de l'Agenda 2030, ce qu'elle s'était fixé comme mandat principal.
En ce qui concerne la mise en oeuvre, puisque c'est le sujet de la motion, les Etats, et donc la Suisse également, rendront régulièrement compte à l'ONU de l'état d'avancement de la mise en oeuvre des objectifs, des expériences faites. La Suisse participera activement à ce processus dans le cadre des travaux en cours, aussi bien au niveau national qu'international: au niveau national, dans le cadre de la stratégie pour le développement durable 2016-2019; au niveau [PAGE 1279] international, par le message sur la coopération internationale 2017-2020. Le Conseil fédéral a déjà chargé les départements d'évaluer l'état d'avancement de la mise en oeuvre de ces objectifs en Suisse ainsi que les actions ultérieures que nous devrons entreprendre. Les résultats de cette évaluation seront présentés au Conseil fédéral au début de l'année 2018 et cela constituera la base du rapport de la Suisse à l'ONU.
Il faut bien dire que ce n'est pas vraiment nouveau pour la Suisse. Les objectifs de développement durable ne nous sont pas tombés dessus d'un seul coup. Ils font déjà partie intégrante de nos politiques et de nos pratiques actuelles, notamment dans les domaines de l'agriculture, de l'énergie, de la santé ou de l'aide au développement.
En ce sens, nous considérons les discussions à venir sur la mise en oeuvre concrète de l'Agenda 2030 comme une chance, une opportunité. Bien sûr, c'est une plate-forme qui permet aux acteurs économiques et sociaux de faire valoir leurs solutions constructives et innovantes.
Les travaux sont déjà bien entamés et ils le sont dans l'esprit de la motion. C'est pourquoi le Conseil fédéral, dans ce même esprit, propose au Parlement d'adopter la motion Friedl et de continuer sur cette voie - puisque l'on n'est pas encore au bout du chemin. Si le Conseil national rejette cette motion, nous en déduirons que vous estimez que le but qu'elle poursuit est déjà suffisamment atteint.