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Reynard Mathias · Nationalrat · 2016-12-06

Reynard Mathias · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2016-12-06

Wortprotokoll

Ce premier bloc concerne la création de zones de cultures d'OGM et le principe de la coexistence entre cultures d'OGM et cultures sans OGM. Le groupe socialiste soutient la majorité et s'oppose à ce point central du projet du Conseil fédéral.

Comme nous l'avons déjà dit dans le cadre du débat d'entrée en matière, l'autorisation de la culture d'OGM en Suisse n'apporte aucun avantage, ni pour notre agriculture, ni pour les consommateurs. N'imposons pas les OGM aux principaux concernés, qui n'en veulent pas! Mais cette introduction aurait surtout des effets néfastes.

D'abord, la création de zones de cultures d'OGM aurait des conséquences négatives sur l'image de toute l'agriculture suisse, qui se positionne dans une stratégie de qualité, durable et sans OGM. On détruirait ainsi un des principaux atouts de notre agriculture.

Ensuite, la plupart des OGM entraînent une utilisation plus massive d'herbicides. Cela entre en contradiction avec le plan national de réduction des produits phytosanitaires dans notre agriculture.

De plus, les risques de la coexistence sont tout simplement sous-estimés. Dans son message, le Conseil fédéral affirme qu'il souhaite "limiter les croisements ou les mélanges fortuits entre cultures génétiquement modifiées et cultures conventionnelles ou biologiques." C'est insuffisant! Cela prouve clairement qu'une coexistence sûre se révèle impossible dans les petites structures agricoles de notre pays.

Enfin, en cas de dispersion accidentelle d'OGM hors des zones prévues à cet effet, les dommages pourraient être très importants, irréversibles et poseraient d'énormes problèmes de compensation pour les agriculteurs lésés.

Notons enfin que ce refus de la coexistence ne constitue en rien un obstacle à la recherche.

On a entendu parler de la volonté populaire et du fait que celle-ci devait être respectée. Créer des zones de cultures d'OGM serait justement un coup de force, une introduction des OGM dans notre agriculture de façon détournée. Lorsque le peuple suisse s'est prononcé sur la question, il a souhaité l'introduction d'un moratoire sur les OGM. Depuis, ce rejet des OGM s'est renforcé dans la population, parmi les consommateurs et parmi les agriculteurs.