Berset Alain · Bundesrat · 2016-12-14
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2016-12-14
Wortprotokoll
Ce postulat nous permet d'éclairer un pan de la réalité de notre pays. L'auteure du postulat nous rappelle que, dans notre pays, il y a des sans-abris, des personnes sans toit. Il faut bien reconnaître que nous avons tendance à oublier un peu facilement ce problème, notamment durant la période qui va de mars à décembre, si je peux m'exprimer ainsi.
Il n'en reste pas moins que les grandes villes du pays doivent se préparer à l'accueil de nuit d'urgence et l'organiser. Ce que vise le postulat, c'est justement d'établir un rapport sur la situation, les besoins et les offres.
Si le Conseil fédéral a proposé de rejeter le postulat, c'est parce que, en réalité, nous ne voyons pas comment le rapport demandé à la Confédération fournirait un engagement utile et efficace. Ce sont effectivement les villes et les cantons qui sont responsables de l'action sociale. C'est, en fait, à eux qu'il appartient de procéder à l'évaluation et au suivi de la situation sur le terrain, tout comme d'ailleurs il leur appartient - en tenant compte de leurs différentes réalités - d'étudier les mesures à prendre en fonction des conditions locales. Nous ne pensons pas que le fait de tenter, sur le plan national, de développer des mesures ou des recommandations soit si simple, ni possible, ni même que cela puisse nous aider.
Cela dit, cela n'enlève rien au fait suivant: l'échange d'informations et d'expériences est très important, et nous avons un cadre pour le faire - et j'aimerais remercier Madame Marra, qui l'a rappelé. Il s'agit en effet du Dialogue national sur la politique sociale suisse. Beaucoup de questions, afin qu'elles puissent être prises en compte le plus valablement possible, ne peuvent pas l'être seulement au niveau de l'Etat. Il faut en effet garantir un cadre de dialogue où les échanges entre cantons, Confédération, villes et communes puissent se réaliser.
C'est dans ce sens que, après le dépôt du postulat en décembre 2014, nous avons relayé cette préoccupation, en décembre 2014, dans le cadre du Dialogue national sur la politique sociale suisse. Nous avons thématisé la question dans ce cadre, mais je dois aussi relever qu'aucune nécessité d'intervention n'a finalement été retenue. Le lien a néanmoins été fait, et nous avons discuté de cela dans ce cadre.