Levrat Christian · Ständerat · 2017-03-06
Levrat Christian · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-03-06
Wortprotokoll
Monsieur Noser, j'espère bien que vous ne serez pas sanctionné pour vos écarts de langage. Il faut récompenser la créativité en politique et vous faites preuve d'une belle créativité en posant la même question à trois conseillers fédéraux différents: à la session d'hiver 2016, à Madame Doris Leuthard, dans le cadre de la privatisation de Swisscom, la semaine dernière, dans le cadre d'un objet très proche de celui-ci, à Monsieur Ueli Maurer et, [PAGE 94] cette fois-ci, vous tentez votre chance auprès de Monsieur Johann Schneider-Ammann. Il n'y a pas de raison de récompenser une telle créativité dans la formulation des questions, qui vous garantit à chaque fois un interlocuteur différent. J'espère simplement pour le Conseil fédéral que la réponse sera la même les trois fois, à savoir: "Non", car vous posez une question qui est extrêmement proche de la précédente. D'ailleurs, elle soulève les mêmes problèmes en matière de fédéralisme puisque vous abordez des questions qui relèvent de l'autonomie cantonale, notamment lorsque vous vous en prenez aux compagnies publiques d'assurance des bâtiments. Là encore, j'ai envie de reprendre ce que je vous disais la dernière fois. Laissez le peuple fribourgeois décider s'il considère que l'Etablissement cantonal d'assurance des bâtiments (ECAB) est bon pour lui. Il n'a pas besoin du bailli fédéral pour décider de l'avenir de l'ECAB!
Après une présentation, en fait, assez sympathique, de votre motion, avec des exemples concrets, je reprends les points que vous mentionnez: interdiction de circuler la nuit pour les camions, qui ne s'applique pas à la Poste, mais à ses concurrents; compagnie publique d'assurance des bâtiments; obligations fiscales des CFF et de la Poste; redevance radio-TV; interdiction du cabotage pour les bus longue distance face aux CFF.
Nous sommes donc au coeur du programme de libéralisation et de privatisation que vous défendez. Vous avez le droit de le faire, comme nous avons le droit, sans être partisans d'une économie planifiée, de considérer que ce sont des services publics, des infrastructures d'intérêt général, qui méritent une protection qui constitue, pour la plupart de nos entreprises, une des clés du succès du "Standort Schweiz", à savoir du maintien de la qualité des infrastructures publiques que nous proposons à nos entreprises.
Je vous invite à réserver à cette motion le même sort que celui que nous avons réservé au postulat similaire qui avait été proposé à la sagacité de Monsieur le conseiller fédéral Ueli Maurer la semaine dernière.