Langenberger Christiane · Ständerat · 2002-03-13
Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-03-13
Wortprotokoll
Je crois que je vais parler un tout petit peu dans le même sens que le préopinant. Dès le début, j'ai été favorable aux "Durchdiener". Je pense que, d'une part, cela correspond à un besoin de notre société, cela a été dit. D'autre part, cela correspond surtout à un besoin de pouvoir intervenir en cas d'engagement subsidiaire. Et sous engagement subsidiaire, il ne faut pas seulement comprendre la surveillance d'ambassades, ce qui me semble être encore le moindre des problèmes, mais de pouvoir vraiment intervenir en cas de catastrophe, pas seulement à la suite d'avalanches ou de débordements de rivières, mais aussi lors d'actes de terrorisme.
Je soutiens la proposition de la majorité mais de façon un peu ambivalente, parce que pour moi c'est un processus qu'il faudra accompagner. D'ailleurs, M. Schmid, conseiller fédéral, a répété à plusieurs reprises que nous sommes dans un processus, qu'il y a beaucoup de questions qui ne sont pas encore réglées, que l''Armée XXI' grandira, s'étoffera, se définira au courant de ces prochaines années.
Je pense aussi que nous avons vécu quelque chose de concret lors de visites que nous avons faites à des "Durchdiener". Ceux-ci nous ont très souvent dit: "On s'ennuie, c'est long de rester devant ces ambassades." Qu'est-ce que nous avons entendu après? Nous avons entendu, dans des cours de répétition, des jeunes - un film a été tourné en Suisse romande sur ce sujet - qui ont dit: "C'est passionnant! Enfin, du concret! Enfin, on a l'impression d'être utiles pour de bon en montant la garde devant les ambassades!" Et à partir du moment où le temps est limité à trois semaines, cela paraît bien sûr beaucoup moins ennuyeux que si cela dure six ou huit semaines. Donc, je ne vois pas pourquoi nous supprimerions, pour des soldats effectuant un cours de répétition, la possibilité d'avoir des engagements qui les encouragent, qui leur prouvent que leurs actions sont vraiment utiles et qu'ils sont bons à quelque chose.
Encore une fois, j'aimerais rappeler deux choses: premièrement, nous avons la possibilité, avec la version de la majorité de la commission, de prévoir qu'il est "déterminé par les besoins de l'armée", donc d'avoir une certaine flexibilité; deuxièmement, l'article 149b permet au Conseil fédéral et aux commissions de s'exprimer, d'accompagner ce processus de réforme dans ce domaine aussi.
Pour finir, j'aimerais rappeler encore une chose: nous avons des troupes de sauvetage. Par le passé, nous avions des troupes de sauvetage magnifiquement organisées, disposant de containers, susceptibles d'intervenir véritablement en cas de catastrophe. On a limité considérablement les effectifs de ces troupes de sauvetage, alors qu'elles ont été voulues par notre population. Nous sommes uniques au monde dans ce domaine. Ce sont précisément ces troupes de sauvetage qui peuvent intervenir en cas d'engagement subsidiaire, en cas de catastrophes de toutes sortes et d'actes de terrorisme. Alors, c'est presque schizophrène. Je regrette infiniment cet état de fait.
Pour ces raisons, je soutiens la proposition de la majorité, mais encore une fois je demande qu'on utilise les troupes de sauvetage que nous avions déjà.