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Lüscher Christian · Nationalrat · 2017-05-04

Lüscher Christian · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion · 2017-05-04

Wortprotokoll

Comme cela a été dit par les rapporteuses, nous nous trouvons aujourd'hui vingt ans après l'introduction de ce taux spécial et après cinq prolongations consécutives de ce dernier. Il faut bien reconnaître que le secteur qui est ici concerné, à savoir celui de l'hébergement, est toujours touché de plein fouet par les circonstances économiques. Je crois que, dans ce débat d'entrée en matière, il n'est pas contesté qu'il faille aujourd'hui prolonger à nouveau ce taux spécial. La seule question qui se pose, comme vous l'avez compris, est de savoir s'il faut le prolonger pour une durée déterminée ou s'il faut l'inscrire définitivement dans la loi.

Pour la majorité des représentants du groupe libéral-radical membres de la Commission de l'économie et des redevances, il s'agit de limiter cette prolongation dans le temps. Pourquoi? Parce qu'il n'y a aucune raison finalement qu'une perfusion dure à vie. Il est juste de donner une perfusion à quelqu'un qui en a besoin, mais on peut imaginer qu'un jour ou l'autre, cette perfusion ne soit plus nécessaire et qu'à ce moment-là il faille la retirer. Il est absolument logique qu'au Parlement nous prenions la décision de débattre à nouveau de cette question si cela est nécessaire - et cela le sera -, lorsque nous ferons le bilan après cette prolongation.

Et puis, comme cela a été dit aussi, il y a d'autres secteurs qui sont durement touchés par les circonstances économiques, en particulier par l'introduction du franc fort. On pense notamment à l'horlogerie, si on regarde notre pays depuis la petite lorgnette genevoise. L'horlogerie a été évidemment très durement frappée par l'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse en 2015. Il y a donc ce problème d'inégalité de traitement, tout en reconnaissant que la mesure que nous prenons aujourd'hui est nécessaire et adéquate.

Nous vous demandons d'accepter la prolongation de ce taux réduit pour le secteur de l'hébergement, mais de la limiter dans le temps, pour garantir que nous puissions à nouveau débattre de cette question. Précisons que si la proposition de la minorité de Buman est acceptée, notre groupe recommandera, au moment du vote sur l'ensemble, de rejeter ce projet de loi.