Burkhalter Didier · Bundesrat · 2017-06-14
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2017-06-14
Wortprotokoll
Si on voulait faire une médiation entre Monsieur Büchel et Monsieur Béglé, je pense que ce serait possible, parce qu'il y a un certain nombre de points qui ne sont franchement pas si éloignés.
C'est à vous de décider si vous voulez un rapport ou non. De toute manière, nous en faisons et nous pouvons en faire un sur ce sujet si vous le voulez.
Le postulat charge le Conseil fédéral de faire un rapport sur l'engagement suisse en matière de bons offices. Je ne crois pas que ce soit de la "Staatspropaganda" que de parler de ce que nous demande la Constitution même. Je dirai même que c'est plutôt notre rôle, parce que l'on doit expliquer aussi complètement que possible, même si c'est un peu difficile d'entrer dans les détails - importants parfois - de certains processus de médiation, compte tenu du fait qu'ils doivent rester discrets - sur ce point, vous n'avez pas complètement tort et je reviendrai sur l'aspect de la discrétion. Mais si vous nous le demandez, nous le ferons. Nous ne parlerons pas des choses qui ne comptent pas, mais nous irons à l'essentiel. Nous ferons un rapport court, synthétique, qui présentera ce qui se fait, qui donnera des exemples et dont on pourra tirer des enseignements. Ce sera donc un rapport relativement court, mais utile. Nous irons à l'essentiel, et nous profiterons de ce rapport pour vous rappeler que cette discrétion est due au fait que, pour réussir une médiation, ou de manière générale des bons offices, tous les aspect de communication doivent être laissés aux parties. Ce n'est pas le médiateur lui-même, encore moins le facilitateur - je ne veux pas entrer dans les détails, mais c'est encore plus difficile pour le second - qui doit commencer à communiquer sur ce qui se passe. Si on fait cela, on perd la médiation ou la facilitation. En revanche, on peut expliquer ce qui se fait en général et donner des exemples de cas passés, sur lesquels on peut communiquer ou sur lesquels les parties sont d'accord de le faire, parfois elles le souhaitent même. Il est donc possible de faire ce rapport et cela peut être intéressant.
Ceci dit, nous ferons le bilan si vous le souhaitez. Si le Parlement ne le souhaite pas, de toute manière nous le faisons dans le cadre des rapports de politique extérieure. C'est à vous de décider. Ce qui est important, en tout cas, c'est que, de notre côté, et du vôtre aussi, je crois, tout le monde est conscient qu'il faut continuer avec force et conviction ces activités de bons offices, parce que il y a beaucoup de choses à faire, mais peu de médiateurs qui peuvent vraiment les faire sur l'ensemble de la planète.