Berberat Didier · Ständerat · 2017-09-21
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-09-21
Wortprotokoll
Je souhaite répondre à Monsieur Germann qui, à mes yeux, idéalise un peu la solution transitoire en vigueur. Il lui suffirait de discuter avec des représentants des universités et des hautes écoles suisses pour comprendre les difficultés que pose la solution transitoire. Ce n'est d'ailleurs pas une critique contre le Conseil fédéral, parce que ce dernier a fait ce qu'il pouvait faire, puisque les négociations ont été rompues en 2014. Mais je crois que cette solution, qui n'est que transitoire - je l'ai déjà dit lors de ma première intervention -, ne tient pas la route. Donc il faut vraiment trouver un autre règlement de la question.
Monsieur Germann, si on veut vraiment une solution suisse, on doit favoriser la mobilité interne et pas internationale. Le seul problème, c'est que, quand on veut faire de la mobilité internationale, il est nécessaire d'avoir des contacts avec l'étranger, car il y a deux partenaires et il me paraît important que des contacts aient lieu. Bien entendu, il est vrai que cela pose quelques problèmes. Mais, à l'évidence, la solution d'avant 2014 était meilleure que la solution transitoire actuelle.
En outre, je ne vois pas en quoi cette motion peut faire peur, car elle ne dit pas que le Conseil fédéral doit passer un accord à n'importe quel prix. Elle charge le Conseil fédéral de reprendre le plus rapidement possible des négociations avec l'Union européenne afin de permettre à la Suisse d'être pleinement associée au programme Erasmus plus dès 2021. Nous ne donnons pas d'instructions au Conseil fédéral sur les termes de la négociation. Ce que nous souhaitons, c'est l'appuyer et montrer à l'Union européenne qu'il y a, de la part du Parlement suisse, une volonté de trouver une solution. Si cette solution rend le ticket d'entrée beaucoup trop cher ou discriminatoire, à ce moment-là nous en discuterons et nous ferons, comme je l'ai dit, une pesée des intérêts entre la rigueur budgétaire, les questions financières et le caractère vital de notre association au programme Erasmus plus.
Je vous demande donc d'adopter cette motion qui ne lie pas le Conseil fédéral, qui l'appuie, et qui ne lui donne pas d'instructions sur la manière de négocier - c'est à lui de négocier, ce n'est pas au Parlement de donner des ordres pour négocier. C'est un signal, à mon avis, très positif qui montre qu'il y a une volonté politique claire du Parlement de faire en sorte que nos jeunes, nos universités, nos hautes écoles, et notre économie puissent être concurrentiels au niveau international.