Berberat Didier · Ständerat · 2017-09-27
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-09-27
Wortprotokoll
Je vous signale que je soutiendrai résolument ce postulat pour les raisons données par Monsieur Hêche. Je peux d'ailleurs vous confirmer ce qu'il a dit et ce que pense aussi le Conseil fédéral: la formation professionnelle suisse est beaucoup appréciée à l'étranger. Je peux m'en rendre compte puisque je préside la Commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles au niveau des 90 pays de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Chaque fois que nous avons un contact avec des homologues étrangers, des ministres de l'éducation ou des parlementaires intéressés par l'éducation, nous constatons que le modèle suisse est extrêmement apprécié. Certes, on sait qu'on ne peut pas le reproduire tel quel puisqu'il faut des conditions-cadres que tous les pays n'ont pas.
Pour ma part, ce que je souhaite dire, c'est que, s'il y a une ouverture assez grande de la DDC en matière de formation professionnelle dans certains pays, je constate que le SEFRI est assez prudent dans le choix des pays dans lesquels il souhaite intervenir ou donner ses conseils. Je constate aussi que, paradoxalement, les pays dans lesquels le SEFRI est actif, parfois avec la DDC, parfois seul, sont des pays émergents qui sont d'ailleurs des concurrents de la Suisse. Certes, je ne prétends pas qu'il ne faut pas leur donner de conseils ni les aider pour la formation professionnelle, néanmoins ce sont souvent des concurrents de la Suisse, avec éventuellement des délocalisations à la clé. Evidemment, le travail doit être fait par le SEFRI, et je ne le critique pas sur ce point.
Par contre, chaque fois que nous demandons ou que nous souhaitons que le SEFRI s'engage, en Afrique subsaharienne par exemple, on nous dit que ce ne sont pas forcément des pays prioritaires. Au contraire, je pense qu'on devrait passer à l'offensive - non seulement la DDC, mais aussi le SEFRI - dans ce genre de pays: ce sont des pays qui ne sont pas des concurrents de la Suisse et qui mériteraient vraiment qu'on puisse les aider.