Couchepin Pascal · Bundesrat · 2002-06-05
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2002-06-05
Wortprotokoll
Tout d'abord une considération générale: M. Pfister appelle à un renforcement de l'effort de recherche dans le domaine de la lutte contre le feu bactérien et l'acarien varroa. Je constate que cette demande correspond à ce que nous pensons de l'importance de la recherche agronomique. On peut avoir quelques doutes, parce qu'il y a plusieurs semaines un grand parti gouvernemental, dont M. Pfister est très proche, avait identifié un certain nombre de sources d'économies dans la réduction des efforts de [PAGE 731] la recherche agronomique. Je vois que la première proposition concrète va plutôt dans un autre sens, ce qui me rassure quant à la politique commune que nous devons mener.
Venons-en maintenant plus directement au feu bactérien et à l'acarien varroa. Le point de vue de M. Pfister est que la situation actuelle est due à des carences dans le dispositif de lutte et aussi au fait que nos chercheurs ne se préoccupent pas assez des problèmes des exploitants agricoles. Je crois que ce n'est pas exact. Les mesures de prévention et de lutte mises en oeuvre ont, dans le passé, permis de retarder l'arrivée puis la propagation de la maladie en Suisse. En comparaison internationale, les moyens financiers consentis par les pouvoirs publics helvétiques sont probablement les plus élevés, bien entendu par rapport à la surface concernée.
Tant au niveau du service phytosanitaire fédéral qu'à celui des services phytosanitaires cantonaux, le problème du feu bactérien est traité avec la priorité la plus élevée qui soit. Les chercheurs de la Confédération font et feront le maximum pour garder le contact avec les praticiens, pépiniéristes et arboriculteurs, même s'il incombe d'abord aux collaborateurs des services cantonaux concernés d'assurer l'encadrement nécessaire sur le terrain. Et si le débat d'aujourd'hui est utile à quelque chose, c'est pour nous rappeler la nécessité de dire à nos services qu'il ne faut pas relâcher l'effort dans ce domaine, mais l'accentuer dans la mesure où cela est nécessaire sans que cela nécessite des moyens matériels ou en personnes supplémentaires.
La varroase: bien que sérieuse la situation due à cette maladie n'est pas aussi grave, nous le pensons, que le laisse entendre M. Pfister. En matière de lutte, des moyens appropriés et compatibles avec des exigences écologiques ont en tout temps été mis à disposition des apiculteurs. Ils ont même été repris par les pays de l'Union européenne en tant que modèle de base pour une lutte moderne contre l'acarien parasite, responsable de la maladie. Les mesures de ce type sont néanmoins plus difficiles à appliquer que la lutte chimique classique, ce qui peut conduire à certains échecs, notamment chez des apiculteurs moins expérimentés. Des efforts sont actuellement entrepris pour simplifier la méthode de lutte, afin de rendre celle-ci plus abordable, tant en termes de coût qu'au niveau de la technique requise.
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