Simoneschi Chiara · Nationalrat · 2002-06-06
Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2002-06-06
Wortprotokoll
A nome del gruppo popolare-democratico, porto l'assenso e il consenso a questo importante messaggio.
Lors de la votation populaire sur les accords bilatéraux, on a insisté sur l'importance, pour la place de la recherche suisse, de pouvoir abandonner le statut de partenaire silencieux et parvenir finalement à une participation intégrale de la Suisse aux programmes-cadres de l'Union européenne, afin que la recherche suisse soit pleinement impliquée dans les projets stratégiques qui façonnent la société européenne de demain et lui assurent sa place sur le plan international.
Dans une société qui devient de jour en jour une société du savoir, la recherche fondamentale et la recherche appliquée occupent une place toujours plus importante dans le développement économique de notre pays. On dit toujours que la recherche est un facteur de croissance.
Dans ce contexte, la collaboration entre les chercheurs, la constitution de réseaux, l'accès aux informations et aux résultats des recherches sont aussi une priorité. Dans ce sens, on peut constater que l'Europe est en train de faire des efforts considérables pour améliorer les performances de sa place scientifique et pour renforcer sa place économique. Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens à Lisbonne en mars 2000 a marqué un tournant dans la politique scientifique et technologique de l'Union européenne. A travers la reconnaissance unanime du projet d'Espace européen de la recherche par les Etats membres, la recherche est devenue prioritaire dans l'agenda politique européen. Il est intéressant de noter qu'avec le projet d'Espace européen de la recherche, à Lisbonne on a aussi décidé de lancer l'e-Europe, qui est aussi un programme très intéressant, et l'Espace européen de la formation tout au long de la vie. Ce sont en effet trois domaines prioritaires pour le développement économique et social de notre continent.
L'Espace européen de la recherche vise à renforcer la coopération à l'échelle mondiale et à mieux structurer le système européen de recherche et de développement technologique. Le 6e programme-cadre, qui a repris ces objectifs, va renforcer les centres de compétence existants en intensifiant les liens de collaboration. Les réseaux d'excellence, les grands projets intégraux qui seront soutenus à la faveur du 6e programme-cadre exerceront un effet important sur les centres de recherche et de développement et sur les institutions qui les soutiennent, qu'elles soient nationales ou internationales, publiques ou privées.
Le renforcement de la compétitivité de l'industrie européenne est l'objectif le plus important du programme-cadre. Dans ce but, les ressources sont réservées aux petites et moyennes entreprises qui, comme dans notre pays, sont la vraie force sur laquelle repose le développement économique européen. Des actions spécifiques leur sont destinées.
Le groupe démocrate-chrétien approuve en particulier les efforts qu'on veut déployer en faveur de la participation des PME suisses aux programmes de recherche, participation qui a beaucoup augmenté pendant la dernière décennie; il approuve les mesures d'accompagnement qu'on veut mettre en place en Suisse pour améliorer leur participation. Je pense en particulier au renforcement des réseaux par le biais des euroguichets.
La participation intégrale représente finalement un objectif prioritaire. Cela présuppose une adéquation entre les objectifs et les instruments du programme-cadre, et nos propres priorités nationales. Seule la participation intégrale permettra aussi à nos entreprises, à nos écoles, à nos centres de recherche les plus renommés de jouer un rôle de premier plan dans les réseaux d'excellence et les grands projets qui vont se constituer avec le 6e programme-cadre.
Il y a encore un aspect qui m'intéresse particulièrement en tant que Tessinoise, ce sont les programmes transfrontaliers pour résoudre les problèmes de nature transfrontalière qui concernent des politiques sectorielles comme l'environnement, l'approvisionnement en énergie, le transport, la santé. Là aussi, la participation intégrale de la Suisse est une condition pour que nous soyons présents dans ces comités et puissions définir les priorités de la recherche.
Un autre point intéressant, aussi bien dans le programme-cadre européen que chez nous, c'est qu'on veut renforcer la place des sciences humaines et sociales et les carrières scientifiques des femmes. Je trouve par exemple le programme prioritaire "Citoyens et gouvernance dans la société européenne de la connaissance" très intéressant pour améliorer le dialogue entre les citoyens, les autorités et les scientifiques.
L'engagement de notre pays durant la dernière décennie est très bien décrit dans le message. On voit que le cercle des participants s'est élargi. On remarque en particulier que la proportion des PME est passée de 4 à 20 pour cent en dix ans. Sur le plan qualitatif, on a aussi des résultats très intéressants et qui ont été évalués.
Je pense qu'il est important d'approuver avec conviction le crédit de 869 millions de francs demandé, car il donne vraiment la possibilité d'assurer la participation intégrale de la Suisse au 6e programme-cadre de recherche-développement de l'UE.
Le crédit d'engagement de 34 millions de francs pour le financement de mesures d'accompagnement en Suisse est aussi très important. Il est indispensable pour encourager la participation des PME et favoriser la collaboration d'experts suisses au sein de comités.
Le groupe démocrate-chrétien soutiendra avec conviction le projet.
J'ai une préoccupation, Madame la Conseillère fédérale: la participation pleine et entière de la Suisse à l'Espace européen de la formation. On constate en effet que nos étudiants sont désavantagés. J'espère que la participation intégrale de la Suisse à l'Espace européen de la formation et surtout aux programmes qui y sont liés deviendra une réalité le plus tôt possible.